Voir aussi : Allee, allee

Français modifier

Étymologie modifier

(1160) D’aller, de même que sortie signifie « action de sortir ».
Du Cange a dit (et après lui on a répété) que l’allée, anciennement l’alée, était une faute de prononciation pour la lée (une voie dans une forêt), faute qui s’est impatronisée dans le langage : mais cela n’est pas admissible. Allée dans le sens de « chemin » se trouve déjà dans des textes du XIIIe et du XIVe siècle, époques auxquelles une pareille confusion ne se conçoit pas encore.

Nom commun modifier

Singulier Pluriel
allée allées
\a.le\
 
Une allée en Belgique. (2)
 
Une allée bordée d’arbres. (3)
 
Allée dans un supermarché aux Pays-Bas. (5)

allée \a.le\ féminin

  1. Action d’aller.
    • Faire des allées et venues. — Après plusieurs allées et venues, il fut conclu que… Il a perdu son temps en allées et venues.
    • Pour aller à cette chapelle, il faut toujours monter ; l’allée est très rude, le retour est facile.
  2. Passage entre deux murs parallèles qui conduit de l’entrée d’une maison dans l’intérieur.
    • Longue allée.
    • Allée obscure, étroite.
    • Il ne faut pas embarrasser l’allée.
    • La porte, l’issue d’une allée.
    • On préfère les maisons à porte cochère aux maisons à allée.
  3. Lieu propre à se promener, qui s’étend en longueur et qui est bordé d’arbres ou de verdure.
    • Les promenades ne manquent pas à Toulouse, surtout dans la partie de la ville qui avoisine le Jardin des Plantes ; il y a là une belle pelouse ombragée de grands arbres, sur laquelle viennent déboucher plusieurs boulevards qu’on appelle des allées. — (Hector Malot, Sans famille, Dentu E., 1887, pages 1-347)
    • Quand il voyait, sur le sable des allées un piquet de chat, il entrait aussitôt dans une colère affreuse. — (Octave Mirbeau, Contes cruels : Mon oncle)
    • Ce jardin était silencieux, avec ses allées tombales, ses peupliers étêtés, ses gazons piétinés, à moitié morts. — (Joris-Karl Huysmans, La Cathédrale, Plon-Nourrit, 1915)
    • Allée double, droite, tortueuse, couverte, sablée.
    • Planter des allées d’ormes, de tilleuls, de noyers, etc.
    • Aristote, après avoir quitté Alexandre, vint à Athènes, où il fut très bien reçu, à cause que le roi Philippe, à sa considération, avoit fait beaucoup de graces aux Athéniens. Il choisit dans le Lycée un lieu où il y avoit de belles allées d’arbres : ce fut là qu’il établit sa nouvelle école ; et parce qu’ordinairement il enseignoit ses disciples en se promenant avec eux, cela a été cause qu’on a donné à ses sectateurs le nom de péripatéticiens. — ((attribué à) François de Salignac de La Mothe-Fénelon, Abrégé des vies des anciens philosophes : Aristote, 1725)
    • Je l’ai trouvé, seigneur, au bout de cette allée, où la clarté du ciel semble toujours voilée. — (Pierre Corneille, Rodogune, V, 4)
    • C’est lui qui a inventé les machines à transporter de gros arbres tout entiers sans les endommager, de sorte que, du jour au lendemain, Marly changeait de face, et était orné de longues allées arrivées de la veille. — (Bernard le Bouyer de Fontenelle, Sébastien)
  4. (Bowling) Piste bordée de chaque côté par un dalot et sur laquelle on lance une boule afin de faire tomber le maximum de quilles.
  5. Espace pour le passage dans un édifice.
  6. (Québec) (Familier) Bille de jeu.
    • Les enfants jouent aux allées s'a neige dans'cour d'école.

Synonymes modifier

Dérivés modifier

Vocabulaire apparenté par le sens modifier

  •   allée figure dans le recueil de vocabulaire en français ayant pour thème : voie urbaine.

Traductions modifier

Traductions à trier modifier

Forme de verbe modifier

Voir la conjugaison du verbe aller
Participe Présent
Passé
(féminin singulier)
allée

allée \a.le\

  1. Féminin singulier du participe passé du verbe aller.

Prononciation modifier


Homophones modifier

Références modifier