Être suprême

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ÉtymologieModifier

 Composé de être et de suprême.

Nom propre Modifier

Être suprême \ɛtʁ sy.pʁɛm\ masculin singulier

  1. (Philosophie) (Religion) Déité de certains peuples ou de certaines doctrines philosophiques.
    • […] ; et les hommes ne pouvant pénétrer les desseins de l’Étre Suprême dans la construction de l’Univers, ne peuvent s’élever jusqu’à la connoissance des régles immuables qu’il a instituées pour la formation et la conservation de son ouvrage. — (François Quesnay, Observations sur le Droit naturel des hommes réunis en société, 1765)
    • Sur le portrait qu’on me fait de l’Être suprême, sur son penchant à la colère, sur la rigueur de ses vengeances, […], l’âme la plus droite serait tentée de souhaiter qu’il n’existât pas. — (Denis Diderot, Pensées philosophiques, Texte établi par J. Assézat, Garnier, 1875-77)
    • Il y a donc eu certainement une époque où ce que nous voyons maintenant autour de nous n’existait pas. Qui l'a donc fait ? Qui ? si ce n'est l’Être Suprême. — (Chanoine Kir, Le problème religieux à la portée de tout le monde, Paris : imp. des Orphelins d'Auteuil, 1923, rééd. 1950, page 47)
  2. (Histoire) Dieu, en particulier dans le « culte » déiste institué par la Révolution française.

DérivésModifier

TraductionsModifier

Voir aussiModifier