à la petite semaine

FrançaisModifier

ÉtymologieModifier

 Composé de à la, petit et semaine.

Locution adverbiale Modifier

à la petite semaine \a la pə.tit sɛ.mɛn\

  1. (Péjoratif) Au jour le jour ; à court terme
    • Attentif autant qu’un prêteur à la petite semaine, ses yeux quittaient ses livres et ses renseignements pour pénétrer jusqu’au for intérieur des individus qu’il examinait avec la rapidité de vision par laquelle les avares expriment leurs inquiétudes. — (Honoré de Balzac, L’Interdiction, 1839)
  2. (Péjoratif) Médiocrement ; sans envergure.
    • Mais, quoi ! ne fallait-il pas suivre jusqu’au bout le cupide saltimbanque […] qui ne cesse de prêchailler « à la petite semaine » sur le petit nombre des élus du Coffre-fort Tout-Puissant ? — (Léon Bloy, Le Salut par les Juifs , Joseph Victorion et Cie, 1906)
    • Catholique ardente, Madame Lemonnier allait régulièrement à la messe prier la Sainte Vierge de l’aider dans ses petits trafics, marché noir à la petite semaine, trocs, échanges de services. — (Evelyne Krief, Enfance interdite ou La petite Marrane, page 112, L'Harmattan, 1997)
    • Ainsi, en admettant la parité la plus entière entre le prêt de commerce et le prêt à la petite semaine, considérés dans leurs éléments, il faut reconnaître une différence totale entre ces deux contrats considérés du côté des contractants. — (César-Guillaume de La Luzerne , Part. V - Théologie morale : Sur le prêt de commerce, dans Œuvres complètes du Cardinal de La Luzerne, évêque de Langres, tome 3, page 807, J.P. Migne, 1855)

DérivésModifier

TraductionsModifier

PrononciationModifier