Voir aussi : ane, ané, anë, -ane, Ane, Añe

FrançaisModifier

ÉtymologieModifier

(Xe siècle) Du moyen français asne[1], de l’ancien français asne, du latin asinus (« âne »)[2].

Nom commun Modifier

Singulier Pluriel
âne ânes
\ɑn\
 
Un âne (1).
 
Armoiries avec 2 ânes (sens héraldique).

âne \ɑn\ masculin (pour la femelle, on dit : ânesse)

  1. (Zoologie) Mammifère robuste de la famille des équidés, plus petit que le cheval mais qui possède de plus longues oreilles. Son petit est l’ânon. Son cri est le braiment (du verbe braire). Le croisement d’un âne avec une jument donne un mulet ; le croisement d’un cheval avec une ânesse donne un bardot.
    • De petits ânes aux naseaux fendus suivent [les chameaux], portant des peaux de bouc remplies d’huile. Ils trottent avec leur propriétaire à cheval sur l’arrière-train, à la naissance de la queue. — (Eugène Blairat, Tunis : Impressions de voyages, Paris : Librairie Ch. Delagrave, 1891)
    • On le [Bacchus] représente ordinairement comme un vieillard à moitié ivre, monté sur un âne ou appuyé sur un thyrse. — (Marie Nicolas Bouillet, Dictionnaire universel d’histoire et de géographie, 1869, page 1768)
    • De tous les pays circonvoisins, des campagnes et des villes, malades et infirmes, paralytiques, culs-de-jatte et pieds-bots accouraient dans des carrioles, dans des calèches, sur des ânes, sur leurs moignons calleux. — (Octave Mirbeau, La Pipe de cidre, 1919, Rabalan)
    • Les cris des coqs, les sabots des ânes poussés par l’encouragement sonore et monotone des paysans, réveillèrent Elhamy le lendemain. — (Out-el-Kouloub, Zaheira, dans « Trois contes de l’Amour et de la Mort », 1940)
    • Tiens, ça me rappelle la blague de Roland Dorgelès, tu sais, le Boronali, l’âne dont on magnifia le tableau. — (Victor Méric, Les Compagnons de l’Escopette, Éditions de l’Épi, Paris, 1930)
    • Et ce n'est pas qu’il trottât mal, ou qu’il ruât, ou qu’il fût encore plus âne que les autres ânes. — (Vladimir Volkoff, Les Brumeurs de la mer : Olduvai͏̈, Julliard/L’Âge d’homme, 1980, page 222)
  2. (Familier) Personne à l’esprit lourd et grossier, d’une grande ignorance.
    • Il ne sera jamais qu’un âne.
    • Vous vous efforcez autant qu’un autre de vous cacher, mais vous n’y réussissez pas, parce que vous êtes un âne. — (G. K. Chesterton, Le Nommé Jeudi, traduction par Jean Florence, 1911)
  3. Étau d’ébéniste, aussi nommé esteau.
  4. (Héraldique) Meuble représentant l’animal du même nom. Il est généralement représenté de profil et passant.
    • D’argent au mont de sinople sommé de deux ânes affrontés de gueules, au chef d’azur chargé d’une croisette d’argent, qui est de Bettes → voir illustration « armoiries avec 2 ânes »

SynonymesModifier

DérivésModifier

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Vocabulaire apparenté par le sensModifier

TraductionsModifier

HyperonymesModifier

PrononciationModifier

ParonymesModifier

Voir aussiModifier

AnagrammesModifier

RéférencesModifier

GalloModifier

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Nom commun Modifier

Singulier Pluriel
âne ânes
\ɑn\
ou \ɑ̃n\

âne \ɑn\ ou \ɑ̃n\ masculin (graphie ABCD)

  1. (Zoologie) Âne, baudet, bourrique.
  2. (Nord de la Haute-Bretagne) (Ichtyologie) Aiglefin, églefin.
  3. (Nord de la Haute-Bretagne) (Ichtyologie) Morue noire.
  4. (Côtes-d’Armor) Billot.

DérivésModifier

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RéférencesModifier

LorrainModifier

ÉtymologieModifier

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Nom commun Modifier

âne \Prononciation ?\ masculin

  1. (Zoologie) Âne.

DérivésModifier

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RéférencesModifier

BibliographieModifier

  • « ANE », dans Régis Watrinet, Patois romans de la Lorraine, 2016, page 19