Voir aussi : -âtre

FrançaisModifier

ÉtymologieModifier

(Adjectif) (1808) Du latin ater (« noir, sombre »).
(Nom) (XIIe siècle) Mot donné au seizième siècle comme spécifique à la région parisienne : On appelle en ceste ville de Paris et en quelques autres lieux circonvoisins. Un atre ce qu’ailleurs est nommé un foyer. De l’ancien français astre variante de aître ; le TLFi [1] propose le latin *ostracum, *astracum → voir ostracisme et huître.

Adjectif Modifier

Singulier Pluriel
Masculin
et féminin
âtre âtres
\ɑtʁ\

âtre \ɑtʁ\ masculin et féminin identiques

  1. (Rare) Noir foncé et mat.
    • La jusquiame y croissait aussi, avec ses couleurs âtres et ses fleurs meurtrières. — (Nodier)
    • Et son voile brumeux
      Les zigzags du tonnerre
      Et la sombre colère
      Du flot âtre et spumeux.
      — (A. Pommier, Océanides et fantaisies, p. 42)

Nom commun Modifier

Singulier Pluriel
âtre âtres
\ɑtʁ\
 
L'âtre d'une cheminée.

âtre \ɑtʁ\ masculin

  1. Base de la cheminée où l’on fait le feu, et autour duquel se déroulait la vie du ménage.
    • Dehors, on n’entendait rien ; le feu pétillait sur l’âtre. Il faisait bien bon dans cette grande cuisine […] — (Erckmann-Chatrian, Histoire d’un conscrit de 1813, J. Hetzel, 1864)
    • Nulle main laborieuse ne relèvera les toitures enfoncées ; nulle flamme ne brûlera plus aux âtres désertés. — (Ludovic Naudeau, La France se regarde : le Problème de la natalité, Librairie Hachette, Paris, 1931)
    • La vieille mère lavait ses tabliers ; le père, infirme, sommeillait près de l’âtre. Tous deux levèrent la tête. — (Guy de Maupassant, Aux champs)
  2. (En particulier) Partie plane d’un four.

SynonymesModifier

DérivésModifier

Vocabulaire apparenté par le sensModifier

  •   âtre figure dans le recueil de vocabulaire en français ayant pour thème : maison.

HyperonymesModifier

HolonymesModifier

TraductionsModifier

PrononciationModifier

AnagrammesModifier

Voir aussiModifier

  • âtre sur le Dico des Ados 

RéférencesModifier