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FrançaisModifier

ÉtymologieModifier

De l’ancien français esbloir [1], esbleuir [2], de même sens.

Verbe Modifier

 
Les phares d’une voiture éblouissent un cerf pendant la nuit.

éblouir \e.blu.iʁ\ transitif 2e groupe (voir la conjugaison)

  1. Frapper la vue par un éclat très vif que les yeux ne peuvent soutenir.
    • …à 1 heure du matin, je pénétrais dans le port de Colon. Entre les deux jetées j'étais ébloui par de nombreuses lumières et j'évitais de justesse un vapeur qui sortait. — (Alain Gerbault, À la poursuite du soleil; tome 1 : De New-York à Tahiti, 1929)
    • (Absolument)L’éclat des diamants éblouit. - La neige, la blancheur de la neige éblouit.
  2. (Figuré) Toucher la vue par quelque chose de remarquable.
  3. (Figuré) Surprendre par quelque chose de vif, de brillant ou de spécieux.
    • Sur deux pages, la spécialiste internationale du jupon nous éblouit de son savoir encyclopédique et de son sabir savant. — (François-Xavier Ajavon, Comment se libérer de ce foutu... Libé !, sur RING : News, culture & société (www.surlering.com), le 27 mars 2010)
  4. (Par extension) Fasciner ; séduire.
    • Je ne me laisse pas éblouir par les bobards : je suis pour les actes, moi, mon cher monsieur. — (Francis Carco, Messieurs les vrais de vrai, Les Éditions de France, Paris, 1927)
    • Les grandeurs l’ont ébloui.
    • Être ébloui de l’éclat des richesses, par les richesses.
    • Les promesses qu’on lui a faites l’ont ébloui.
    • Il est tout ébloui de sa fortune.

DérivésModifier

TraductionsModifier

PrononciationModifier

RéférencesModifier