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FrançaisModifier

ÉtymologieModifier

De échancrer avec le suffixe -ure.

Nom commun Modifier

Singulier Pluriel
échancrure échancrures
\e.ʃɑ̃.kʁyʁ\

échancrure \e.ʃɑ̃.kʁyʁ\ féminin

  1. (Couture) Coupure en forme de demi-cercle, de V ou de croissant.
    • Il se leva tout à fait, passa la main entre l’échancrure de son gilet et le plastron de sa chemise qui godait, tira les revers de son habit, et s’assura que le nœud de sa cravate n’avait pas été dérangé. — (Octave Mirbeau, Le colporteur, E. Flammarion, 1919, page 32)
    • Jusqu’aux cravates, au petit nœud suavement bloqué par une épingle dans l’échancrure du col, jusqu’au feu d’un vrai diam’ et au cuir mat du bracelet-montre, on sentait ces messieurs soucieux de leur mise. — (Francis Carco, Images cachées, Éditions Albin Michel, Paris, 1928)
    • Des flocons isolés, annonciateurs de nouvelles chutes de neige, se faufilèrent dans l'échancrure de sa chemise et tracèrent des arabesques glacées sur son cou. — (Pierre Bordage, Wang – I. Les portes d'Occident, « J'ai Lu », 1997, p. 43.)
  2. (Par extension) Entaille naturelle ou découpage naturel.
    • La seule maison que nous devions rencontrer après celle-là étant distante de trois lieues et située dans l’échancrure même du col de Balme. — (Alexandre Dumas, Impressions de voyage, La Revue des Deux Mondes T.1, 1833)
    • Le large estuaire que le détachement venait d’atteindre, […], formait une échancrure trapézoïdale, nettement découpée dans le continent américain. — (Jules Verne, Le Pays des fourrures, J. Hetzel et Cie, Paris, 1873)
    • La congrégation des chanoines du Grand-Saint-Bernard est née pour aider les hommes dans le besoin dans cette échancrure des Alpes. — (Jean Christophe Ploquin, Au Grand-Saint-Bernard, l’accueil à haute altitude, La Croix, page 9, 9-10 Août 2014)
  3. (Par extension) Entaille ou découpage.
    • Il n’y avait qu’une fenêtre à peine plus grande que l’échancrure que certaines personnes pratiquaient au bas de leur porte afin que leurs poules puissent passer pour aller pondre sous le lit. — (Joseph Zobel, Joséphine, dans le recueil Le Soleil partagé, 1964, page 89)

Apparentés étymologiquesModifier

TraductionsModifier

RéférencesModifier