égoïste

FrançaisModifier

ÉtymologieModifier

Du grec ancien εγώ, ego (« je, moi »), via le latin ego, dérivé de égo avec le suffixe -ïste

Adjectif Modifier

Singulier Pluriel
Masculin
et féminin
égoïste égoïstes
\e.gɔ.ist\

égoïste \e.ɡɔ.ist\ masculin et féminin identiques

  1. Qui ne pense qu'à soi, à ses intérêts.
    • Avec beaucoup de tact, ce vieillard, qui savait n'être ni autoritaire ni égoïste, s'efforçait de gagner l'affection de Nazira et de se faire pardonner d'être vieux. — (Out-el-Kouloub, Nazira, dans "Trois contes de l'Amour et de la Mort", Édition Corrêa, 1940)
  2. Qui découle principalement ou entièrement du souci de soi-même.
    • Débusquer les bases biologiques d’un comportement n’enlève rien à l’humanisme du geste ni au libre arbitre : nous demeurons toujours libres de choisir entre un geste altruiste ou égoïste. — (« La démagogie est-elle génétique ? », dans Le Québec sceptique, n° 58, p. 17, automne 2005)
    • Le fait d'éprouver de la joie à faire le bien d'autrui, ou d'en retirer de surcroît des bienfaits pour soi-même, ne rend pas, en soi, un acte égoïste. — (Mathieu Ricard, Plaidoyer pour l'altruisme, NiL, Paris, 2013, p. 27)

SynonymesModifier

AntonymesModifier

TraductionsModifier

Nom commun Modifier

Singulier Pluriel
Masculin
et féminin
égoïste égoïstes
\e.gɔ.ist\

égoïste \e.ɡɔ.ist\ masculin et féminin identiques

  1. Celui, celle qui met en pratique l’égoïsme.
    • En trouvant sous le poète un égoïste ambitieux, la pire espèce de tous les égoïstes, car il en est d’aimables, Ernest éprouva je ne sais quelle pudeur à le quitter. — (Honoré de Balzac, Modeste Mignon, 1844)
    • Un sale égoïste, voilà ce que tu es, préoccupé seulement de ta propre personne. Je ne sais pas pourquoi j'ai perdu mon temps avec un conard pareil. Fiche le camp ! — (Vikas Swarup, Meurtre dans un jardin indien, traduit de l'anglais (Inde) par Roxane Azimi, Éditions Belfond, 2010)
    • En vérité, l'égoïste pèche principalement par ignorance. S'il comprenait mieux les mécanismes du bonheur et de la souffrance, il accomplirait son propre bien en faisant preuve de bonté à l'égard d'autrui. — (Mathieu Ricard, Plaidoyer pour l'altruisme, NiL, Paris, 2013, p. 162)

TraductionsModifier

PrononciationModifier

ParonymesModifier

Voir aussiModifier

RéférencesModifier