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ÉtymologieModifier

Du grec ancien ἔλυτρον, élutron (« fourreau, étui »).

Nom commun Modifier

Singulier Pluriel
élytre élytres
\e.litʁ\

élytre \e.litʁ\ masculin

  1. (Entomologie) Aile antérieure coriace, très rigide, inapte au vol des coléoptères et des orthoptères. La paire d’élytres protège les ailes postérieures membraneuses, seules aptes au vol.
    • On sait que la parapleure métasternale est cette partie, ordinairement de forme allongée , qui longe le bord latéral des élytres ; […]. — (Théodore Lacordaire et ‎Félicien Chapuis, Histoire naturelle des insectes. Genera des coléoptères, ou exposé méthodique et critique de tous les genres proposés jusqu’ici dans cet ordre d’insectes, Librairie encyclopédique de Roret, 1875, volume 11, page 355)
    • La sécrétion des élytres est surtout abondante chez l’insecte parfait qui vient d'éclore et pendant les premiers jours, au cours desquels il élimine l’eau et où ses élytres et son corps, très mous, vont se chitiniser et durcir. — (René Guy Busnel, Études physiologiques sur le Leptinotarsa decemlineata Say, Paris : libr. E. Le François, 1939, page 110)
    • Peu avant d’y arriver, nous voyons poindre un gros nuage noir à l’horizon méridional. Il grandit et s’approche rapidement, et nous pouvons bientôt constater qu'il est formé d’une infinité de points mobiles : ce sont des sauterelles (jerâd). Au moment où elles passent entre nous et le soleil, leurs ailes transparentes les font ressembler à de gros flocons de neige, qui tombent en tourbillonnant, sans cesse, couvrant le sol d'une épaisse couche jaune et grouillante et remplissant l’air de bruissements de millions d’élytres et de mandibules voraces. — (Frédéric Weisgerber, Trois mois de campagne au Maroc : étude géographique de la région parcourue, Paris : Ernest Leroux, 1904, page 150)
    • Les élytres étaient excessivement dures et luisantes et avaient positivement l’aspect de l’or bruni. — (Edgar Allan Poe Le Scarabée d’or, Histoires extraordinaires : traduction de Charles Baudelaire)
    • Les grillons et les sauterelles stridulent en frottant leurs élytres l’un contre l’autre.— (Stéphane Tanzarella, Perception et communication chez les animaux, février 2015, page 38)

DérivésModifier

TraductionsModifier

PrononciationModifier

Voir aussiModifier

RéférencesModifier