érotique

FrançaisModifier

ÉtymologieModifier

(Date à préciser) Du latin eroticus et, plus avant, du grec ancien ἐρωτικός, erôtikós (« de l’amour ») dérivant de ἔρως, érôs (« amour, désir »), venant du verbe ἔραμαι, éramai (« aimer, désirer ») apparenté à ἐρωή, erôê (« précipitation ») venant de l’indo-européen *er- « mouvoir, verser ».

Adjectif Modifier

Singulier Pluriel
Masculin
et féminin
érotique érotiques
\e.ʁɔ.tik\

érotique \e.ʁɔ.tik\ masculin et féminin identiques

  1. Qui appartient, qui a rapport à l’amour, qui en procède.
    • Les détracteurs du nudisme - les moralistes ou hygiénistes conservateurs d’État ou d’Église - prétendent que la vue du nu, que la fréquentation entre nudistes des deux sexes exaltent le désir érotique. — (Émile Armand, Le nudisme révolutionnaire, dans L’Encyclopédie anarchiste, 1934)
    • Depuis Michelet, on a aussi, bien souvent, incriminé l’influence exercée par le prêtre sur le comportement des épouses ; […]. En multipliant les interdits, il gênait l’épanouissement du plaisir des couples, quelle qu’ait pu être la valeur érotique de la transgression. — (Alain Corbin, Les Filles de noce, 1978)
    • Pas simple en effet, face à l’invasion, ces dernières années, d'une armada de jeunes pousses à la lippe humide, de survivre télévisuellement quand, soi-même, on a fondé une grosse partie de son talent sur son capital érotique. — (Thierry Ardisson, Tout le monde en a parlé, Éditions Flammarion, 2012)
  2. Qui traite de l’amour.
    • Il n’y a qu’une chose qui soit érotique, c’est le mensonge, est-ce que tu es d’accord, elle me dit oui. — (Christine Angot, La peur du lendemain, nouvelle, supplément au magazine « Elle », 2000, page 24.)
    • Un téléphone portable qui sonne dans un sac, ce n’est pas érotique. On m’a demandé si j’avais un sac à main quand j’ai dit que je venais d’acheter un portable, et on m’a dit que c’était érotique un téléphone qui sonne dans le sac d’une femme. La femme prend son temps alors que l’homme se précipite. M’a dit celui qui l’avait remarqué. — (Christine Angot, La peur du lendemain, nouvelle, supplément au magazine « Elle », 2000, page 27.)
    • […] le topless est encore loin d'être permis sur les plages et la forte poitrine de Simone produit un sacré effet dans la grande presse. La moindre scénette érotique (anodine aujourd'hui) fait sensation, telle celle de la starlette Françoise Deldick à demi nue montant à cheval les marches du Carlton. — (Pierre Guénin, La gay révolution: 1920-2006, Cosmo éditions, 2006, p. 112)

SynonymesModifier

DérivésModifier

Apparentés étymologiquesModifier

TraductionsModifier

Traductions à trierModifier

Nom commun Modifier

Singulier Pluriel
érotique érotiques
\e.ʁɔ.tik\

érotique \e.ʁɔ.tik\ masculin

  1. (Littéraire) (Vieilli) Nom donné aux poètes érotiques.
    • […], et le savant P. Pierhugues ne s'est pas mis en grands frais d'érudition, pour compiler son Glossarium eroticum linguæ latinae, dont les articles les plus curieux sont sortis du portefeuille d'un excellent philologue, M. le baron de Schonen, que ses beaux travaux sur les érotiques grecs eussent élevé au premier rang dans l'érudition moderne. — (Pierre Dufour, Histoire de la prostitution chez tous les peuples du monde depuis l'antiquité la plus reculée jusqu'à nos jours, tome 5, Paris : chez Seré & chez Martinon, 1853, p. 88)
    • L'œuvre entière fourmille de ces expressions délicieuses. Il est vrai que le troubadour connaissait parfaitement les érotiques latins. — (Justin Cénac-Moncaut, Histoire du caractère et de l'esprit français depuis les temps les plus reculés jusqu'à la Renaissance, tome 2, Paris : chez Didier & Cie, 1867, p. 478)
    • Votre serviteur a fait la sottise de lire tout d’une haleine les érotiques grecs, ce qui a manqué le brouiller avec cette littérature qui, depuis un an, faisait ses délices, tant il a trouvé mauvais ces romanciers. — (« Réponse de M. Akerblad à Paul-Louis Courier, depuis Florence, le 16 novembre 1808 », dans les Œuvres complètes de P.L. Courier, précédées d'un essai sur l'auteur par Armand Carrel, Paris : chez Firmin Didot frères, fils & Cie, 1869, p. 286)
    • En Grèce antique, le Dieu de l’amour, Cupidon, conviait à des fêtes particulières, les Érotidies, qui n'avaient rien à voir avec les brutales et chancelantes Dionysiaques. Les érotiques grecs, ou poètes grecs, chantaient un amour qui n'avait rien à voir avec le délire ou la manie. — (Thérèse Plantier, Le discours du mâle : logos spermaticos, Paris : Éditions Anthropos, 1980)

PrononciationModifier

Voir aussiModifier

  • érotique sur l’encyclopédie Wikipédia  

RéférencesModifier