FrançaisModifier

ÉtymologieModifier

(XVIe siècle) estrave. Deux étymologies possibles[1] :
  1. Du moyen français estrave ; du vieux norrois stafr, apparenté au néerlandais steven (« proue »), au suédois stæf et stav (« barre ») et à l'anglais staff (« bâton, mât, soutien »).
  2. Du latin trabs ; De l’indo-européen commun *trb-, apparenté à l'italien trave (« poutre »), au portugais trave (« faisceau, poutre »), à l'anglais trave (« traverse »).

Nom commun Modifier

Singulier Pluriel
étrave étraves
\et.ʁav\

étrave \et.ʁav\ féminin

  1. (Marine) Pièce centrale de bois ou de fer où viennent s’assembler les pièces qui forment l’avant, la proue d’un navire.
    • Le mât de beaupré s’appuie sur l’étrave.
    • La longueur d’un navire se mesure de l’étrave à l’étambot.
    • Au jour je remarquai que le doublage en cuivre était arraché à l’étrave, juste au dessous de la flottaison. — (Alain Gerbault, À la poursuite du soleil; tome 1 : De New-York à Tahiti, 1929)
    • […], la bateau heurte un premier récif. Agrippé par l'étrave, il gémit dans ses membrures, s'immobilise un instant. Bientôt une lame énorme le renfloue, mais la machine s'arrête, arrêtant les pompes, et la proue enfonce. — (José Gers, Sur la mort du Pourquoi pas ?, France libre, vol. 6, 1936)
    • Gardez votre forme, soyez permanents comme l'étrave [...] — (Antoine de Saint-Exupéry, Citadelle (1948), XXX)

SynonymesModifier

AntonymesModifier

Vocabulaire apparenté par le sensModifier

  •   étrave figure dans les recueils de vocabulaire en français ayant pour thème : avion, bateau.

MéronymesModifier

Apparentés étymologiquesModifier

TraductionsModifier

PrononciationModifier

Voir aussiModifier

  • étrave sur l’encyclopédie Wikipédia  

RéférencesModifier