étreindre

FrançaisModifier

ÉtymologieModifier

Via l’ancien français estreindre, du latin stringere, apparenté à étrangler.

Verbe Modifier

étreindre \e.tʁɛ̃dʁ\ transitif 3e groupe (voir la conjugaison)

  1. Resserrer, serrer.
    • Étreindre les nœuds, les liens d’une amitié, d’une alliance.
    • Un sanglot refoulé étreignait sa voix.
  2. Embrasser, presser entre ses bras.
    • Sitôt qu’elles furent en leur lit, deux par deux, elles s’étreignirent comme pour se défendre contre cet envahissement du calme et profond sommeil de la terre. — (Guy de Maupassant, La maison Tellier, 1881, réédition Le Livre de Poche, page 33)
    • Hommes et femmes s'étreignaient : les hommes entre eux, les femmes entre elles, à de rares exceptions, et l'accordéon couvrait l'épaisse rumeur de son gargouillement. — (Francis Carco, Images cachées, Éditions Albin Michel, Paris, 1928)
    • Il l’étreignit si fortement qu’il lui fit perdre la respiration.— (Out-el-Kouloub, Zaheira, dans "Trois contes de l'Amour et de la Mort", 1940)
    • Il la prit dans ses bras et ils s’étreignirent avec un désespoir plus grand que la nuit. Ils se retrouvaient après une absence éternelle, mais c’était à l’occasion d’une mort, sur un tombeau… — (Elsa Triolet, Le premier accroc coûte deux cents francs, 1944, réédition Cercle du Bibliophile, page 177)
  3. Causer une sensation oppressante, de peur, d'angoisse, d'anxiété.
    • J'avais l'impression de me noyer et une angoisse terrible, celle de la mort elle-même m'étreignit. — (Henri Alleg, La Question, 1957)
    • Une vive émotion étreignit les spectateurs de cette scène tragique.
    • Il était étreint par le désespoir.
  4. Serrer violemment, enserrer fortement.
    • …à l'entrée du fjord, la débâcle tardive et subite des glaces étreignit le navire et faillit le détruire. — (Jean-Baptiste Charcot, Dans la mer du Groenland, 1928)

DérivésModifier

Proverbes et phrases toutes faitesModifier

TraductionsModifier

PrononciationModifier

RéférencesModifier