étrivière

FrançaisModifier

ÉtymologieModifier

Dérivé de étrier.

Nom commun Modifier

Singulier Pluriel
étrivière étrivières
\et.ʁi.vjɛʁ\

étrivière \et.ʁi.vjɛʁ\ féminin

  1. (Équitation) Sangle qui suspend l’étrier.
    • Les étriers, larges et pesants, sont attachés à des anneaux de fer au moyen d’étrivières très courtes en soie ou en lanières de cuir tressées. — (Frédéric Weisgerber, Trois mois de campagne au Maroc : étude géographique de la région parcourue, Paris : Ernest Leroux, 1904, p. 85)
  2. (Vieilli) (Au pluriel) Coups qu’on donne avec cette sangle.
    • Prenez garde ! dit son maître ; si vous accordez tant de licences à votre langue, on vous enverra à la loge du gardien, qui vous donnera les étrivières. — (Walter Scott, Ivanhoé, traduit de l’anglais par Alexandre Dumas, 1820)
    • Tous ces Anglais sont insolents […]. Heureusement, Soult va leur donner les étrivières. — (Honoré de Balzac, La Femme de trente ans, Paris, 1832)
    • Ce qui l'intéresse c'est, deux fois par semaine, d'aller se faire donner les étrivières, tantôt du côté de Courcelles, chez Plum, tantôt au fond d'une arrière boutique de la rue d'Orsel. — (Victor Méric, Les Compagnons de l’Escopette, Éditions de l’Épi, Paris, 1930, page 184)
  3. (Vieilli) (Figuré) (Familier) Tout mauvais traitement qui humilie.
    • Il s’est laissé donner les étrivières.
  4. (Par analogie) Tresses de cheveux.
    • Ma mère gémissait de me voir massacrer ces étrivières d’or châtain, qui me valaient, chaque matin, de me lever une demi-heure plus tôt que mes camarades d’école. — (Colette, La maison de Claudine, Hachette, 1922, coll. Livre de Poche, 1960, page 65.)

SynonymesModifier

TraductionsModifier

PrononciationModifier

Voir aussiModifier

RéférencesModifier