μορφή

GrecModifier

ÉtymologieModifier

Du grec ancien μορφή, morphḗ (« forme »).

Nom commun Modifier

Cas Singulier Pluriel
Nominatif η  μορφή οι  μορφές
Génitif της  μορφής των  μορφών
Accusatif τη(ν)  μορφή τις  μορφές
Vocatif μορφή μορφές

μορφή (morfí) \Prononciation ?\ féminin

  1. Forme.
  2. Visage.

Grec ancienModifier

ÉtymologieModifier

Apparenté[1] au latin merus, de l’indo-européen commun *mer- (« briller ») qui est dans μαρμαίρω, marmaírō[1].
Étant donné que Μορφεύς (« Morphée ») est aussi le dieu des rêves, on peut imaginer un lien avec le *mer- qui est dans notre cauchemar, dans μάρμαρος, mármaros (« marbre »), le sens initial étant « frapper, battre » avec deux évolutions sémantiques : morbus (« frappé, faible, alangui ») et *morbha, μορφά, morphá, μορφή, morphḗ (« chose frappée, pétrie, façonnée, donc formée » puis « forme »).
Moins vraisemblablement apparenté[2], avec métathèse, au latin forma.

Nom commun Modifier

Cas Singulier Pluriel Duel
Nominatif μορφή αἱ μορφαί τὼ μορφά
Vocatif μορφή μορφαί μορφά
Accusatif τὴν μορφήν τὰς μορφάς τὼ μορφά
Génitif τῆς μορφῆς τῶν μορφῶν τοῖν μορφαῖν
Datif τῇ μορφ ταῖς μορφαῖς τοῖν μορφαῖν

μορφή, morphḗ \mor.pʰɛ̌ː\ féminin

  1. Forme.
    • ἀλλὰ ταῦθ᾽ ὁ δυστυχὴς δαίμων ὁ σός τε κἀμὸς ἐξαφείλετο, ὅς σ᾽ ὧδέ μοι προύπεμψεν ἀντὶ φιλτάτης μορφῆς σποδόν τε καὶ σκιὰν ἀνωφελῆ. οἴμοι μοι. — (Sophocle, Électre, vers 1159, vers 414 av. J.-C. → lire en ligne)
      allà taûth’ ho dustukhḕs daímōn ho sós te kamòs exapheíleto, hós s’ hôdé moi proúpempsen antì philtátēs morphês spodón te kaì skiàn anōphelê. oímoi moi.
      Mais un Daimôn, funeste à toi et à moi, a tout renversé, et il amène ici, au lieu de ta chère forme, ta cendre et une ombre vaine. Hélas ! — (traduction de Leconte de Lisle, Élektra, page 480, 1877)

DérivésModifier

Dérivés dans d’autres languesModifier

RéférencesModifier

  1. a et b Julius PokornyIndogermanisches etymologisches Wörterbuch, 1959 → consulter cet ouvrage
  2. Michel Bréal et Anatole BaillyDictionnaire étymologique latin, Hachette, Paris, 1885 → consulter cet ouvrage