Voir aussi : Algerie, Algerië, algerie

FrançaisModifier

ÉtymologieModifier

(1801)[1] Du nom de la capitale, Alger, issu de l’arabe الجزائر, Āl-ǧazāʾḥir (« Les Îles »), en référence aux îles qui se dressent face au port d’Alger et font partie de sa jetée actuelle.

Nom propre Modifier

 
Localisation de l’Algérie (1).

Algérie \al.ʒe.ʁi\ féminin

  1. (Géographie) Pays d’Afrique du Nord situé au centre du Maghreb, entre le Maroc à l'ouest-nord-ouest, la Méditerranée au nord, la Tunisie au nord-est, la Libye à l’est, la Mauritanie à l'ouest, le Mali au sud-sud-ouest et le Niger au sud-est. Sa capitale est Alger.
    • La Tunisie avait un conflit de frontières avec l’Algérie, puisqu’elle contestait le tracé frontalier hérité de la colonisation, et revendiquait la zone avoisinant la célèbre « borne 233 ». — (Borham Atallah, Introduction à l’Afrique du Nord contemporaine, Institut de recherches et d'études sur le monde arabe et musulman & CNRS, 1975, 2013, p. 193 - note n° 28)
    • On leur parle de roumis ennemis. Ennemis ? Les musulmanes des douars kabyles n’ont jamais vu de roumis. Comment pourraient-elles les haïr ? On leur dit qu’après le départ des roumis l’Algérie renaîtra, la terre sera aux musulmans. — (Pierre Peytavin, Messaouda, chap. 9, Éditions Édilivre, 2014)
    • Le président Abdelaziz Bouteflika n’avait, à aucun moment, admis l’idée que l’Algérie et les Algériens étaient prêts, politiquement et culturellement, à vivre sous le régime de la démocratie. Dans la pensée du démocrato-sceptique qu’il était, celle-ci ne saurait fonctionner autrement que selon la mécanique obsolète de la moubayaâ, une gouvernance dirigiste à consonance mystique. — (Badr’eddine Mili, Les Présidents algériens à l’épreuve du pouvoir, Casbah Éditions, 2015, page 76)
  2. (Histoire) (Avant 1962) Cette même région, au temps de sa colonisation par la France.
    • En voyant Giroudeau colonel, une jalousie assez compréhensible fit reprendre du service à Philippe qui, malheureusement, obtint en 1835 un régiment dans l’Algérie où il resta trois ans au poste le plus périlleux, espérant obtenir les épaulettes de général ; mais une influence malicieuse, celle du général Giroudeau, le laissait là. — (Honoré de Balzac, La Rabouilleuse, 1842)
    • Ne fréquentant presque pas ses camarades du Cercle, il n’avait point encore appris à répéter les clichés ayant cours en Algérie et si nettement hostiles, a priori, à tout ce qui est arabe et musulman. — (Isabelle Eberhardt, Yasmina, 1902)
    • En 1830, il n’y avait en Algérie, que des tribus ennemies sur lesquelles pesaient, selon les régions, la terreur des Turcs qui avaient leur bey à Alger, et puis les peuples berbères et arabo-berbères. — (Bachaga Boualam, Les Harkis au service de la France, France-Empire, 1963, p. 137)

AbréviationsModifier

Gentilés et adjectifs correspondantsModifier

SynonymesModifier

DérivésModifier

TraductionsModifier

PrononciationModifier

RéférencesModifier

  1. Dictionnaire turc-français, Bianchi et Kieffer, 1801
  2. Office québécois de la langue française, Banque de dépannage linguistique : Index thématique : Les noms propres : Noms géographiques et gentilés : Noms de pays et gentilés : Abréviations des noms de pays commençant par A

Voir aussiModifier

  • Algérie sur l’encyclopédie Wikipédia  
  • Algérie sur l’encyclopédie Vikidia  
  • Algérie dans le recueil de citations Wikiquote  

AnagrammesModifier