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FrançaisModifier

ÉtymologieModifier

Mot-valise de Amérique et de Indien, au sens d’Indien d’Amérique.
Le vocable anglais Amerindian a été créé en 1899 par le géographe américain John Wesley Powell (1834-1902), mais n'a pas été retenu comme tel dans l'usage[1].

Nom commun Modifier

Singulier Pluriel
Amérindien Amérindiens
\a.me.ʁɛ̃.djɛ̃\

Amérindien \a.me.ʁɛ̃.djɛ̃\ masculin (pour une femme on dit : Amérindienne)

  1. Personne appartenant à une population autochtone d’Amérique, qui occupait ce continent avant l’arrivée des Européens.
    • Malgré […] l’évidente responsabilité des gouvernements dans le pourrissement de maintes situations, il reste que, depuis 30 ans, les Amérindiens ont acquis dans la gestion de leurs affaires courantes une marge d’autonomie sinon complète, du moins réelle, soutenue par des budgets non moins réels (suffisants ou non, cela est une autre question). — (Le Devoir, 24 octobre 2006)
    • L’Amérindien Bill Wabo — pour la première fois joué par un acteur d’origine innue : Marco Collin — peste contre les Blancs qui lui ont volé son territoire. Il a beau se faire traiter de « maudit sauvage ! », ses protestations politiques semblent collées aux revendications de nos sociétés désormais sensibles au sort des Premières Nations. — (Le Devoir, 16 janvier 2016)
    • Evo Morales est le premier Amérindien élu à la tête de la Bolivie.

NotesModifier

Le mot Amérindien a été créé au milieu du XXe siècle pour éviter le mot Indien, le plus courant à l’époque et jugé inapproprié parce que né d’une erreur de la part des premiers explorateurs européens, qui croyaient avoir touché les côtes de l’Inde lorsqu’ils ont abordé en Amérique.
Aujourd’hui, le mot Indien est peu utilisé en ce sens, sauf dans la langue populaire et dans les milieux fédéraux canadiens (notamment en raison de la terminologie utilisée dans la Loi sur les Indiens du Canada). Toutefois, le mot Amérindien demeure plus ou moins cantonné aux milieux des sciences humaines (notamment universitaire), quoiqu’il soit aussi régulièrement utilisé dans les médias et la population, surtout quand il est question des réalités historiques et culturelles (par opposition aux aspects politiques et sociaux contemporains). Le mot autochtone est plus courant (probablement sous l’influence du mot anglais Native), surtout dans le discours officiel (administration, médias), y compris celui des organisations amérindiennes. Toutefois, ce mot a été critiqué — y compris par des chefs amérindiens francophones — du fait qu’un Canadien blanc né à Toronto et dont les ancêtres habitaient au Canada depuis dix générations, par exemple, peut répondre à notre définition d’autochtone : dont la présence dans un lieu peut être établie depuis de nombreuses générations, par opposition aux colons ou aux étrangers, et à plus forte raison à une définition qui comprend le mot autochtone comme s’opposant à touriste ou à visiteur. Mais le mot autochtone a pris un sens spécialisé en Amérique (voir notre dernière définition : Relatif aux peuples qui occupaient déjà le sol américain avant l’arrivée des Européens). Le terme indigène est considéré comme neutre, voire valorisant, pour les Amérindiens d’Amérique du Sud.
Ce mot est un gentilé : il désigne les habitants d’un lieu, les personnes qui en sont originaires ou qui le représentent (par exemple, les membres d’une équipe sportive).

SynonymesModifier

Vocabulaire apparenté par le sensModifier

TraductionsModifier

PrononciationModifier

Voir aussiModifier

  • Mencken, The American Language, Supplement I, p. 611, cité dans Pierre Daviault, Langage et traduction, Bureau fédéral de la traduction, Ottawa, 1963.