Annexe:Alphabets gaulois

Le gaulois a utilisé trois alphabets : l’alphabet latin, grec et celto-étrusque. Les correspondances entre l’alphabet latin et grec sont facilement réalisables. Le celto-étrusque, en revanche, ne distingue pas les consonnes sourdes et sonores[1].

Tableau de correspondanceModifier

Alphabet latin Alphabet grec Alphabet celto-étrusque Valeur
a α
ά
𐌅 /a/ ; /aː/
b β /b/
c
q[alpha 1]
ϰ 𐌊 /k/
d δ 𐌗 /d/
đ ϑ
θ
𐌑 (en tant que variante des formes ᛗ et ᛞ) /t͡s/
e ε 𐌄 /e/ ; /eː/
f [alpha 2] [?]
g 𐌙
𐌊
/g/
h [?]
i
í
ι
ί
𐌉 /i/ ; /iː/ ; /j/
l λ 𐌋 /l/
m μ 𐌌 (dont la variante 𐌑) /m/
n ν 𐌍 /n/
o ο 𐌏 /o/ ; /oː/
p π /p/
r ρ 𐌃 /r/
s σ[alpha 3]
ς[alpha 4]
𐌔 /s/
t τ 𐌕
𐌗
/t/
u υ
ου
ωυ
οου
ύ
𐌖 /u/ ; /uː/ ; /w/
x χ
ξ (en finale)
𐌙 /x/
  1. N'apparait que dans très peu d'inscription en concurrence avec le c. N'est pas utilisé en dehors de ces cas.
  2. « f » est très incertain. X. Delamarre le cite deux fois à « frogna » et « frut(u)a » comme variante du groupe « sr- » en initiale.
  3. Il s'utilise en début ou dans le mot.
  4. Il s'utilise en finale.

Cas spéciauxModifier

Le -đđ- est parfois substitué par -dd-, -ss- et -ꞩꞩ-.

RéférencesModifier

  1. Delamarre, 2003, p. 175