Voir aussi : apocalypse

Étymologie

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Emprunté au latin apocalypsis (« révélation »), lui-même emprunté au grec ancien ἀποκάλυψις, apokálupsis (« action de découvrir »). Substantif dérivé du verbe grec καλύπτω, kalúptô (« cacher »), précédé du préfixe de privation ἀπό ápó. Littéralement « [chose] "dé-cachée" », et par extension, « [chose] dévoilée aux hommes », « retrait du voile », « le voile est levé »[1].

Nom commun

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Féminin singulier
Apocalypse
\a.pɔ.ka.lips\

Apocalypse \a.pɔ.ka.lips\ féminin singulier invariable

  1. (Christianisme) Livre canonique et dernier livre du Nouveau Testament. Selon la tradition des Pères de l'Église, l’Apocalypse (ou Apocalypse de Jean) contient les révélations faites à un prophète nommé Jean dans l’île de Patmos, au début de l’ère chrétienne, sans qu’on puisse préciser davantage. Cette « révélation de Jésus-Christ » (Ap 1,1) dévoile à Jean le sens divin de son époque et annonce la fin des temps.
    • Il traverse l’Apocalypse ;
      Pâle, il a la mort sur son dos.
      Sa grande aile brumeuse éclipse
      La lune devant Ténédos.
      — (Victor Hugo, « Le Cheval », Œuvres complètes : Les Chansons des rues et des bois dans la bibliothèque Wikisource  , Ollendorf, 1933 (1re éd. 1865), page 8)
    • [Lébédev] Je suis très fort sur l’interprétation de l’Apocalypse que j’étudie depuis quinze ans. (…) Je lui ai dit [à Nastasia Philippovna] , que nous étions arrivés à l’époque figurée par le troisième cheval, le cheval noir dont le cavalier tient une balance à la main; car, dans notre siècle, tout est pesé à la balance et réglé par contrat ; chacun n’a d’autre préoccupation que de rechercher son droit. — (Fiodor Dostoïevski, L’Idiot, 1869, rad. Albert Mousset)
    • On doit se rappeler que l’Apocalypse étant un texte parfaitement symbolique et ésotérique, les ciseaux des sculpteurs avaient autant de difficultés à traduire dans la pierre ce qu'il annonçait, qu'en avaient les prêtres pour en dévoiler les significations aux fidèles. C'est la raison pour laquelle il n'est resté marqué dans les chapiteaux et les tympans que les images et symboles les plus compréhensibles, et ceux qui pouvaient frapper les esprits d'un public qui n'avait accès ni par la lecture ni par la culture aux écrits hermétiques. — (L’Apocalypse de saint Jean dans la pensée spirituelle médiévale)
    • L’Apocalypse de Jean, dernier livre de la Bible, est un texte énigmatique dont la traduction exacte à partir du grec est « dévoilement ». — (Eric Schmoll, Apocalypse de Jean : Le dévoilement, 2014)
    • Le mont Sion et la cité du Dieu vivant sont explicitement identifiés à la Jérusalem céleste dans l’Epître aux Hébreux, 12:22, et point n'est besoin de citer en entier la version apocalyptique de la glorieuse Jérusalem céleste, brillante d'or et de saphirs, telle que la décrit le chapitre 21 de l’Apocalypse. — (Régine Dhoquois-Cohen, Jérusalem, ville ouverte, L’Harmattan, 1997, page 19)

Traductions

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Voir aussi

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Références

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Étymologie

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Nom propre

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Singulier Pluriel
Apocalypse
\Prononciation ?\
Apocalypses
\Prononciation ?\

Apocalypse \ə.ˈpɒk.ə.lɪps\

  1. Apocalypse.

Prononciation

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