FrançaisModifier

ÉtymologieModifier

Aphérèse de Robert, Albert, etc. ou apocope de Bertrand, avec redoublement expressif.

Prénom Modifier

Invariable
Bébert
\be.bɛʁ\

Bébert \be.bɛʁ\ masculin

  1. (Vieilli) (France) Surnom parfois donné aux personnes prénommées Robert, Albert ou de tout prénom en -bert. Plus rarement, il peut aussi être donné aux Bertrand.
    • [...] Ils aperçurent Jeanlin en train d'exciter Bébert et Lydie à voler les bouteilles de genièvre d’un débit de hasard, installé au bord d’un terrain vague. Catherine ne put que gifler son frère, la petite galopait déjà avec une bouteille. Ces satanés enfants finiraient au bagne — (Émile Zola, Germinal, Paris, G. Charpentier, 1885, p. 172).
    • Un jour, elle m’avoua qu’elle avait un petit amoureux, un nommé Bébert. C’est bête, mais je fus horriblement vexé et je vouai à ce Bébert la plus sanguinaire des haines. Un petit Bébert sans importance, m’avait-elle dit, mais qu’elle aimait bien tout de même. Et la rage au cœur, la voix amère, je m’informais chaque jour, avec une respectueuse ironie, de la santé de M. Bébert — (Alphonse Allais, « Bébert » dans Vive la vie !, Paris, Flammarion, 1892, p. 264).
    • (Par extension)[…] Céline, médecin des exilés français du château, en 1945, circulait partout à sa guise, et même, s'y perdait ! Seul son chat Bébert s'y retrouvait. Bébert était comme chez lui dans l'immense château du haut des tourelles aux caves. […] Hermilie, qu'avait souvent croisée Céline, une vieille dame hautaine et revêche qui était chez elle à Sigmaringen, […] ne parlait qu'à sa dame de compagnie. Seul Bébert trouvait grâce à ses yeux. J'adressai un clin d'œil de connivence à la tante Hermilie. Cette Pikkendorff-là avait eu l'honneur de caresser Bébert, ce qui n'est pas rien. Bébert est un chat immortel — (Jean Raspail, Hurrah Zara !, Paris, Albin Michel, 1998, p. 121).

PrononciationModifier