Bituriges

FrançaisModifier

ÉtymologieModifier

Du latin Bituriges.

Nom commun Modifier

Bituriges \Prononciation ?\ masculin pluriel

  1. Peuple celte habitant l’actuelle région du Berry, ayant pour capitale Avaricum (« Bourges »).
    • Dans les Gaules, les forges étaient en grand nombre il y a 2,000 ans : Strabon cite celles des Pétrocoriens dans le Périgord et celles des Bituriges aux environs de Bordeaux. — (Edmond Nivoit, Notions élémentaires sur l’industrie dans le département des Ardennes, E. Jolly, Charleville, 1869, page 179)
    • Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)

TraductionsModifier

Voir aussiModifier

  • Bituriges sur l’encyclopédie Wikipédia  

LatinModifier

ÉtymologieModifier

Ethnonyme gaulois signifiant « rois du monde » → voir bitu- et rix en gaulois ; vigeo et rex en latin.

Nom commun Modifier

Cas Singulier Pluriel
Nominatif Biturix Biturigēs
Vocatif Biturix Biturigēs
Accusatif Biturigem Biturigēs
Génitif Biturigis Biturigum
Datif Biturigī Biturigibus
Ablatif Biturigĕ Biturigibus

Bituriges \Prononciation ?\ masculin pluriel

  1. Bituriges, peuple de la Gaule centrale, entre la Loire et la Garonne, Berrichons.
    • Aquitanicae sunt Ambilatri, Anagnutes, Pictones, Santoni liberi, Bituriges liberi cognomine Vivisci, Aquitani, unde nomen provinciae, Sediboviates. mox in oppidum contributi Convenae, Begerri, Tarbelli Quattrosignani, Cocosates Sexsignani, Venami, Onobrisates, Belendi, saltus Pyrenaeus infraque Monesi, Oscidates Montani, Sybillates, Camponi, Bercorcates, Pinpedunni, Lassunni, Vellates, Toruates, Consoranni, Ausci, Elusates, Sottiates, Oscidates Campestres, Succasses, Latusates, Basaboiates, Vassei, Sennates, Cambolectri Agessinates. — (Pline, Naturalis Historia, livre 4, 108)
      Parmi les Aquitains on compte (…) les Bituriges appelés Vivisques (…).
    • Quae ne opinio Gallorum confirmaretur, Caesar Marcum Antonium quaestorem suis praefecit hibernis; ipse equitum praesidio pridie Kal. Ianuarias ab oppido Bibracte proficiscitur ad legionem XIII, quam non longe a finibus Aeduorum collocaverat in finibus Biturigum, eique adiungit legionem XI, quae proxima fuerat. Binis cohortibus ad impedimenta tuenda relictis reliquum exercitum in copiosissimos agros Biturigum inducit, qui, cum latos fines et complura oppida haberent, unius legionis hibernis non potuerint contineri quin bellum pararent coniurationesque facerent. — (César, de Bello Gallico, livre 8, 3)
      Pour ne point laisser aux Gaulois le temps de s'affermir dans cette opinion, César, après avoir mis le questeur M. Antonius à la tête de ses quartiers d'hiver, partit lui-même de Bibracte avec une escorte de cavalerie, la veille des calendes de janvier, et se rendit près de la treizième légion, qu'il avait placée sur la frontière des Bituriges, à peu de distance de celle des Héduens ; il y ajouta la onzième, qui en était la plus proche. (2) Laissant deux cohortes pour la garde des bagages, il conduisit le reste de l'armée dans le pays fertile des Bituriges, qui, possédant un vaste territoire et beaucoup de places fortes, n'avaient pu être arrêtés par la présence d'une seule légion dans leurs préparatifs de guerre et leurs projets de révolte.

DérivésModifier

Voir aussiModifier

  • Bituriges sur l’encyclopédie Wikipédia (en latin)  

RéférencesModifier

  • « Bituriges », dans Félix GaffiotDictionnaire latin français, Hachette, 1934 (page 220)