Convention:arabe/schèmes

portail:Arabe

Généralités

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Schèmes et racines

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Une grande partie du vocabulaire arabe prend la forme de l'application de schèmes à une racine, pour obtenir une famille de mots apparentés par le sens.

  • La racine traduit la sémantique générale de cette famille de mots ;
  • Le schème correspond à une sorte de « déclinaison sémantique » au sein de cette famille, et détermine la catégorie grammaticale du mot.

Par exemple,

  • La racine {{ar-ktb}} engendre toutes sortes de mots en rapport avec la mise par écrit ({{ar-ktb|***}} = relatif à l'action d'écrire, relier) ;
  • Le schème {{ar-ma**û*ũ}} est un participe passé : {{ar-ma**û*ũ|sens|rad=…}} = participe passif de forme (i)

L'application du schème à la racine est toujours possible formellement, mais n'a pas forcément un sens admis :

{{ar-appliquer|ar-ma**û*ũ|ar-ktb}} = maktûbũ = مَكْتُوبٌ (maktûbũ) /mak.tuː.bun/

Par ailleurs, sémantiquement, lorsque l'application du schème à la racine est possible, elle donne un résultat sémantique : {{ar-ktb|ar-ma**û*ũ}} = chose écrite, destinée. De tels termes ont nécessairement une entrée propre.

Modèles de schèmes et modèles de racines

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Pour faciliter la gestion des compositions et renvois standards :

Schèmes facultatifs des formes dérivées

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Un terme en arabe peut donner lieu à des dérivés par modification formelle, notamment l'ajout de préfixes et de suffixes. Par exemple :

  • Le suffixe {{ar--iy²ũ}} (noter le double tiret) appliqué à un mot construit qualificatif indiquant une relation d'origine, de qualité, de secte…
  • Le préfixe {{ar-el-}} appliqué à un mot lui donne grammaticalement un sens déterminé, et peut correspondre à la désignation d'un nom propre.
  • Le préfixe {{ar-mâ-}} correspond à la négation d'un verbe ; le préfixe {{ar-sa-}} devant une forme inaccomplie indique spécifiquement un futur...

Ces transformations s'appliquent potentiellement à n'importe quel mot arabe ; elles peuvent conduire ou pas à la création d'une entrée propre.

Il est possible de créer des schèmes associés à ces formes dérivées, en tant que de besoin, dans la mesure notamment où des entrées lexicales les emploient.

  • Noter que le préfixe {{ar-el-}} est en réalité plus une forme de flexion (forme définie) que de dérivation.

En principe, quand un schème en -ũ existe, il présuppose l'existence de schèmes -@ũ, -ânũ, -iy²ũ et -iy²@ũ. Ces schèmes dérivés réguliers n'ont donc pas à être rentrés dans la liste des schèmes (en revanche, il reste nécessaire de créer un modèle et une catégorie associés).

Schèmes déconseillés des formes fléchies

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Outre le schème principal, qui forme le "mot vedette", les formes fléchies peuvent également être vues soit comme l'application de schèmes fléchis à la racine, ou alternativement, comme l'application d'une flexion grammaticale au mot vedette.

  • Les tableaux de conjugaison et de déclinaison peuvent être créés automatiquement, respectivement par {{ar-conjugaison}} (page normalement appelée via {{ar-conjugué}}) et {{ar-déclinaison|ar-***ũ|ar-wjd}}.
  • Il n'est généralement pas nécessaire de créer un schème spécifique pour une forme fléchie, dans la mesure où l'entrée correspondante se limitera à renvoyer à la forme lexicale de référence.

En pratique, une flexion ne donne lieu impérativement à une entrée propre que lorsque le "squelette" (forme sans diacritique) est différent. Noter que quand on fait une recherche sur le wiktionnaire avec une forme avec diacritique, la recherche retrouve (par défaut, en l'absence de cette forme) l'entrée sans diacritique. Donc, il est important de capturer les formes sans diacritiques, pour expliquer si besoin est le renvoi aux différents sens avec diacritiques.

Application d'un schème à une racine

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Informations non spécifiques

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Un certain nombre d'informations résulte directement de la forme même du schème et de la racine. Ainsi, connaissant :

  • Le schème dont le modèle associé est {{ar-a**a*a}} (verbe de la forme iv, de type أَفْعَلَ, à l'accompli)
  • La racine dont le modèle associé est {{ar-Hmr}} (relatif à la couleur rouge, excessif)

… on peut appliquer formellement ce schème à cette racine, par substitution des lettres radicales aux emplacements correspondants du schème, ce qui donne formellement le résultat :

{{ar-appliquer| ar-a**a*a | ar-Hmr }} = aHmara

Ce terme sous forme de transcription peut lui-même être traduit formellement dans l'alphabet arabe et sous forme phonétique, et pourrait se présenter ainsi dans le Wiktionnaire :

أَحْمَرَ (aHmara) /ʔaħ.ma.ra/

… ceci, indépendamment de savoir si le terme aHmara existe réellement dans la famille de mots issue de cette racine particulière.

Informations liées à la racine

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Le rôle d'un modèle de racine est essentiellement de conserver l'information spécifique à cette racine, et à la reproduire sur les différentes pages où on en a besoin. Cette information pour une racine est relativement limitée :

  • les trois ou quatre lettres radicales (implicitement définies par le nom du modèle),
  • sa signification globale,
  • et une courte définition des formes dérivées par application de tel ou tel schème, quand il existe.

Le modèle associé à la racine donne fondamentalement l'information suivante :

  • S'il existe un terme correspondant à l'application de ce schème à la racine, il faut signaler ce terme vedette dans la liste des termes dérivés (et le résultat est non vide, et donne un résumé de la signification).
  • Sinon, le modèle n'est pas couramment applicable à la racine ; l'entrée du terme vedette n'existe (en principe) pas, et il ne faut pas présumer d'un terme dérivé, donc ne pas l'afficher dans la liste.

Voir pour plus d'information Wiktionnaire:Conventions/arabe/racines

Informations liées au schème

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Le rôle d'un modèle de schème est de conserver l'information spécifique à ce schème, mais les types d'information nécessairement associée à un schème sont plus nombreux que celles associées aux racines :

  • La description de la catégorie grammaticale ;
  • La sémantique générique associée au schème (ou ses différentes sémantiques) ;
  • Les liens nécessaires aux renvois entre les différentes formes dérivées…

Le modèle sait en principe répondre au premier paramètre quand il est parmi les suivants :

  • nature : nature grammaticale du mot résultant
  • sens : une courte explication sur la sémantique à laquelle correspond le schème, telle qu'utilisable dans la section "étymologie".
  • trad : paraphrase du sens général appliqué à une racine donnée.

Exemples

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  • "{{ar-*a*a*a|trad|rad=كتب}}" donne "(I) faire cette action, être dans cet état, avoir cette qualité".

Création d'un modèle de schème

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Nom mnémonique des modèles-schèmes

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Exemple : {{ar-ma**û*ñ}} :

  • Tous les noms sont préfixés par ar-
  • Les lettres serviles du schème (سألتمونيها) se traduisent par une lettre unique (s-'-l-t-m-w-n-y-h-â)
  • Les lettres de la racine sont remplacées (généralement) par *,
    • elles peuvent être redoublées par ² (exemple : {{ar-*a*²a*a}}, forme ii).
    • Cas très particulier : quand une consonne redoublée a des lettres ou voyelles entre ses deux occurrences, les lettres radicales sont remplacées par des chiffres (leur numéro d'ordre) : exemple {{ar-i*2aw2a*a}}, forme intensitive de {{ar-*a*²a*a}}.
  • Les voyelles sont absentes (rien), ou simples (i, u, a), ou longues (î, û, â, avec circonflexe).
  • La hamza instable préfixe n'est pas indiquée (elle est implicite du fait de la voyelle), sauf quand il faut la forcer à "a". Une hamza infixe est notée '.
  • En fin de mot, le ta marbouta est noté @ ; le ʾalif maqṣūra est noté é (l'un et l'autre sans a préfixé).
  • Les verbes sont terminés par un a, ou parfois un é. Les noms et adjectifs sont suivis de ũ (finale en "un" dans le dictionnaire), ou u s'ils sont diptotes (finale en "u" dans le dictionnaire).
  • Dans des séquences théoriques « iyy », les finales en "î" long sont normalement notées "iy" parce que la consonne peut prendre un diacritique qui sinon ne s'affiche pas correctement : كُتُبِيٌّ (kutubiy²ũ) (versus كُتُبِييٌ (kutubîyũ) incorrect).
Cas particulier

Les schèmes de verbes de forme (i) varient dans la voyelle centrale, mais également dans la voyelle de l'inaccompli. Pour permettre un traitement automatique de ce cas, et conventionnellement, un « infinitif » de la forme (i) est de la forme {{ar-*a*a*a-u}} avec la voyelle de l'inaccompli dans le schème, et la voyelle de l'accompli suffixée après un tiret. Mais, dans la mesure où les verbes en "*a*u*a" n'ont qu'une seule forme à l'inaccompli, ceux-ci n'ont pas de forme en tiret. Il y a donc bien six formes de verbes à la première forme :

Voir pour plus d'information Annexe:Formes verbales arabes

Transformations irrégulières

Certains verbes faibles sont partiellement réguliers, ou peuvent se former de plusieurs manières. Pour forcer un radical faible à une forme régulière, deux méthodes peuvent être employées :

  • Remplacer dans le modèle de racine les lettres faibles « w » et « y » par des majuscules neutralise les transformations. Pour les racines ayant beaucoup d'irrégularités, deux modèles de racine peuvent être utilisés :
    {{ar-cf|ar-ma**û*ũ|ar-bY3}} donne مَبْيُوعٌ (mabyû3ũ) (« Modèle:ar-bY3 ») au lieu de مَبِيعٌ (mabî3ũ) (« objet ou lieu de vente »)
  • Alternativement, remplacer dans un modèle de schème les astérisques par une valeur fixe. Quand un schème particulier peut prendre systématiquement deux formes, un schème forçant la forme régulière peut être employé :
    {{ar-cf|ar-ma*yû3ũ|ar-by3}} donne مَبْيُوعٌ (mabyû3ũ) au lieu de مَبِيعٌ (mabî3ũ) (« objet ou lieu de vente »). Noter que dans ce cas, la troisième radicale doit être notée dans le modèle par un « 3 », parce que la seconde radicale n'intervient plus.
    {{ ar-it²a2a3a }} donne une huitième forme alternative à la forme normale {{ar-*ta*a*a}} pour les verbes à première radicale hamzée, qui peuvent redoubler le t au lieu de prolonger la voyelle initiale.
  • Cas très particulier : les règles des racines sourdes sont normalement que la forme redoublant la seconde radicale est préférée quand elle est possible dans le cas verbal, mais pas dans le cas nominal. Pour contourner cette règle :
    • Pour forcer le redoublement de la seconde radicale il suffit d'utiliser un schème (artificiel ou pas) de la forme transformée (deux astérisques consécutives).
    • Inversement, pour inhiber ce redoublement, il est possible de remplacer les trois astérisques respectivement par 1, 2 et 2 : l'absence de « 3 » dans le schème interdira de passer à la forme contractée. Exemple,
      {{ar-appliquer| ar-tama**a*a | ar-3dd}} donne normalement tama3adda (forme 10 théorique), alors que
      {{ar-appliquer| ar-tama12a2a | ar-3dd}} donne sans réduction tama3dada (forme réelle irrégulière).

Code typique

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<noinclude>{{Documentation|modèle:ar-schème/schème/Documentation}}
<!-- Attention, ces modèles créent du texte en ligne, et les blancs et sauts de lignes sont souvent significatifs. -->
</noinclude><includeonly>{{#switch:{{{1|}}}
| type = verbe / nom verbal / forme conjuguée / diminutif / participe / adjectif / nom
| nature = <!-- nature grammaticale du schème, lien avec l'entrée de base : participe, forme verbale, féminin de X, pluriel de Y… -->
| sens =<!-- sens général du schème -->
|}}</includeonly>

Liens entre schèmes

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Relations inter-schèmes

Pour indiquer un lien entre le schème courant et un autre, il faut mettre le nom de l'autre comme propriété, et la nature du lien comme valeur. Par exemple, sur {{ar-ma**û*ũ}}, on trouve la ligne :

| ar-*a*?*a = participe passif de

Ce qui provoque l'affichage sur la page du modèle de :

* participe passif de : {{ar-*a*?*a}}

Ces liens sont destinés à faciliter la circulation entre les modèles de schèmes. Ils peuvent (théoriquement) être utilisés pour générer une liste de liens sémantiques a priori dans une section "vocabulaire lié par le sens", mais il ne peut pas y avoir de garantie que ces liens ont un sens pour chaque racine si la page correspondante n'existe pas. Par exemple, un terme comme {{ar-*i*â*ũ}} peut avoir de nombreux pluriels irréguliers possibles ; mais pour une racine donnée la plupart ne sont pas valides.

Dérivations entre schèmes

Dans le cas de modèles de préfixe ou de suffixe, comme {{ar-el-}} ou {{ar--iy²ũ}}, cette association permet de noter comment le radical initial est transformé par l'infixe. On trouvera donc dans le modèle {{ar-el-}} une ligne :

| ar-*i*â*ũ = ar-el*i*â*u

qui provoque l'affichage de :

* {{ar-el*i*â*u}} : {{ar-*i*â*ũ}}

Ce lien de transformation est effectivement utilisé dans {{ar-étymologie2}} : le code {{ar-étymologie2|ar-*i*â*ũ|ar-ktb|ar-el-}} (symétrique du code {{ar-étymologie|ar-*i*â*ũ|ar-ktb|ar-el-}} de l'entrée vedette) récupère le schème résultat en faisant appel à {{ar-el- | ar-*i*â*ũ}}, et c'est ce résultat qui est ensuite appliqué à la racine pour retrouver l'entrée vedette.

Ces dérivations successives peuvent être enchaînées si les modèles permettent correctement le passage d'un schème à l'autre :

{{ar-étymologie | ar-*u**ũ | ar-rwd |ar--ay°- | ar--iy² | ar--@ũ}} donne
Dérivé de رُودٌ (rûdũ) (« absence de précipitation ») par l’opérateur ـَيْـ (-ay°-) (« diminutif »), puis l’opérateur ـِيّ (-iy²) (« relatif à ; origine, qualité, secte, métier... »), puis l’opérateur ـَةٌ (-@ũ) (« (ـَةٌ (-@ũ)) instance, féminin de »).

Maintenance

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La structure permettant de gérer automatiquement les schèmes est potentiellement fragile, et la cohérence de l'ensemble doit être vérifiée notamment si de nouveaux schèmes sont identifiés avec telle ou telle racine nouvelle. Par ordre de priorité, les vérifications à faire sont :

  1. Vérifier que la Catégorie:Racine utilisant un schème inconnu est vide. Actuellement : 2
    En principe, l'utilisation d'un schème inconnu est signalée dès la création du modèle de racine. Il se peut cependant que cet avertissement soit passé inaperçu, ou que le schème ait été supprimé de la liste entre temps. Un schème non identifié fait que le terme vedette ne peut pas s'afficher (avec sa définition) dans la liste des dérivés donnée pour la racine ; et la racine n'est pas catégorisée comme utilisant ce schème.
    Si la catégorie n'est pas vide, aller vérifier chaque racine catégorisée. La liste des schèmes non identifiés est donnée en fin de description.
    • Si le schème non identifié est une faute de frappe, corriger le modèle de racine.
    • Si le schème est effectivement utilisé par la racine, avec un sens propre autonome, et justifie un mot vedette associé : rajouter (ou faire rajouter) le schème manquant dans la liste de référence {{ar-racine/liste}}
  2. Vérifier dans la page Annexe:Schèmes arabes que tous les schèmes de la liste disposent d'une catégorie, et/ou que la catégorie:Schème arabe sans catégorie est vide. Actuellement : 0
    Ces catégories peuvent être utiles pour qui recherche des exemples d'utilisation de tel ou tel schème, et fait que la catégorie correspondante sur la page de la racine apparaît en lien rouge, mais leur absence ne perturbe pas le reste du fonctionnement.
    • Balayer la liste après avoir triée par nombre d'entrées dans la catégorie (s'il y a beaucoup d'entrées, c'est que la catégorie existe probablement).
    • Cliquer sur chaque (cat) en lien rouge, et coller {{ar-Radicaux par schèmes}} dans la page créée (c'est tout).
  3. Vérifier que catégorie:Schème absent de la liste de référence est vide. Actuellement : 0
    Un modèle de schème peut avoir été créé directement à partir d'un livre de grammaire, sans avoir eu d'utilisation jusqu'à présent. C'est sans importance tant que le schème n'est pas utilisé quelque part dans une liste de dérivés.
    Si la catégorie n'est pas vide, il est possible (si nécessaire) d'ajouter les schèmes catégorisés dans la liste de référence {{ar-racine/liste}}.
  4. Voir aussi Catégorie:Pages avec des erreurs de script

Voir aussi

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Voir : Annexe:Schèmes arabes pour la liste des schèmes gérés.