Ralliement

FrançaisModifier

 

ÉtymologieModifier

1892. Mot dérivé de rallie avec le suffixe -ment.

Nom propre Modifier

Nom propre
Ralliement
\ʁa.li.mɑ̃\

Ralliement \ʁa.li.mɑ̃\ masculin

  1. Mouvement d’adhésion à la Troisième République de la part de certains catholiques français, à la suite de l’encyclique « Au milieu des sollicitudes » du pape Léon XIII en 1892.
    • Le drame de leur vie, et qui n’avait pas fini d’y retentir et de les hanter, c’était le Ralliement. On ne parlait de Léon XIII qu’en le nommant ce lâche coquin. À cet égard la moindre contradiction suscitait de violentes colères, à la fin des repas, et certains quittaient la table, outrés, pour déambuler devant la maison et retrouver un peu de calme. De telles scènes étaient rares, tant il était clair que la République serait le règne de la canaille et mènerait à l’abîme. — (José Cabanis, Les cartes du temps, Gallimard, 1962, Le Livre de Poche, pages 67-68.)
    • On s’attardait toujours à table une heure ou deux, après le dessert. Léon XIII et le Ralliement étaient un sujet inépuisable : de chute en chute, la catastrophe était proche, et les visages se faisaient graves pour parler d’un aussi redoutable avenir. — (José Cabanis, Les cartes du temps, Gallimard, 1962, Le Livre de Poche, pages 69-70.)

TraductionsModifier

Voir aussiModifier