Différences entre les versions de « gonne »

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== {{langue|fr}} ==
=== {{S|étymologie}} ===
:# ''(Nom commun 1)'' De l'{{étyl|en|fr|mot=gun}}.
:# ''(Nom commun 2)'' De l'{{étyl|fro|fr|mot=gonne}}.
: ''(Nom commun 3)'' {{date|1831}} Graphie alternative et plus ancienne de ''[[gone]]''.
: ''(Nom commun 4)'' {{date|1825}}<ref Name="Bourguignon">Jean Bourguignon, ''Quelques aspects du français parlé à Lyon'', in ''Variétés et variantes du français des villes États de l’est de la France - Actes du colloque de Mulhouse (16-17 novembre 1988)'', Slatkine, 1991</ref> Origine inconnue. L’éventualité d’un rapport ou d’une origine commune avec le mot ''gonne'' / ''gone'' pour « gamin » n’a, semble-t-il, pas été explorée.
 
=== {{S|nom|fr|num=1}} ===
{{fr-rég|ɡɔn}}
'''gonne''' {{pron|ɡɔn|fr}} {{f}}
# [[baril|Baril]] destiné au stockage du [[goudron]].
#* ''Soumission du sieur Barrau pour le logement dans ses magasins de Bacalan, moyennant 3 sous par mois pour chaque '''gonne''', de 1870 '''gonnes''' de goudron appartenant à la marine (1783).'' {{source|Archives nationales (France), Paul Casimir Noël Marie Joseph Le Cacheux, Thérèse Tour, Agathe Bellas, Archives de la Marine (France), ''Inventaire des Archives de la Marine: Sous-série D2: Travaux hydrauliques et bâtiments, déposée aux Archives nationales, Partie 2'', 1965}}
 
==== {{S|traductions}} ====
{{trad-début|}}
{{trad-fin}}
 
=== {{S|nom|fr|num=2}} ===
{{fr-rég|ɡɔn}}
'''gonne''' {{pron|ɡɔn|fr}} {{f}}
# [[robe|Robe]] longue portée au [[Moyen Âge]], [[gonelle]].
#* ''La duchesse de Berry, qui avait reconnu le roi parmi l'un d'eux, parvint à l'étouffer dans les plis de sa robe (sous sa '''gonne''') et à éteindre les flammes.'' {{source|Société de L'histoire de Paris et de L'Ile-de-France, ''Mémoires de La Société de L'Histoire de Paris Et de L'Ile-de-France'', 2009}}
{{trad-début}}
{{trad-fin}}
 
=== {{S|nom|fr|num=3}} ===
{{fr-rég|ɡɔn}}
'''gonne''' {{pron|ɡɔn|fr}} {{m}}
# ''(Lyon)'' {{désuet|fr}} {{très rare|fr}} {{variante ortho de|gone|fr}}.
#* ''Hier a soir, l’un de nous, le norrable Barthazard Clakeposse, en se [[lentibardaner|lentibardanant]] sur le quet des puces, a t-entendu, sans fair samblan de rian, deux [[clinquetaille]]s de parrouassiens qui disions comme ça que les [[quinquiniste|Kinquinistes]] et les [[Anglais|Angolas]] l’emporteriont, et qui auraient un troisième [[Restauration|restaurement]] avecque de Russe et de z’Autrichiens... Clakeposse n’a rien dit, pour quoâ qu’il était tout seul et qui venait de quitté Pièce au cul, Porte-Piper et Pié-Fin, et que si les particulier ussions-t-ancor z’été t’avecque lui, queû poliçon de gâtô y t’aurait fait peté sur la frimousse des deux '''gonnes'''...'' {{source|''Cirqullaire demi-rable des cordons bleus de la fine affaire en mouveman'', Chez les marchands de nouveautés, Lyon, 31 juin 1831, page 4}}
#* ''Allons, monsieur Savornin, laissez donc ce '''gonne''' (gamin) tranquille. Vous savez ben qu’il ne sait que dire des [[gognandise]]s (bêtises).'' {{source|{{nom w pc|Joanny|Augier}}, ''[https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k1025067f/f371.item.r%3Dgonne Le canut]'' in ''Les Français peints par aux-mêmes'', tome 1, L. Curmer, 1841, page 287}}
#* ''GUIGNOL, en costume traditionnel ; il porte une paillasse sous le bras, un balai de jonc sur l’épaule, auquel est suspendu un vase de nuit et un petit paquet dans un mouchoir de poche. Il est porteur d’une trique semblable à celle de Polichinelle. Une foule de marionnettes l’escortent : Voilà Guignol ! voilà Guignol ! Eh ben! oui, le velà... que donc que ça a que vous défrise, tas de '''gonnes''' !...'' {{source|{{nom w pc|François|Barrillot}}, ''[https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k9601547q/f3.r%3Dgonne La mort du Diable]'', Chanoine, Lyon, 1864, acte I, scène 3}}
 
=== {{S|nom|fr|num=4}} ===
{{fr-rég|ɡɔn}}
'''gonne''' {{pron|ɡɔn|fr}} {{m}}
# ''(Lyon)'' {{désuet|fr}} {{extrêmement rare|fr}} {{péjoratif|fr}} [[soldat|Soldat]] d’[[occupation]]<ref Name="Bourguignon"/>.
#* ''[...] et nous pensons que comme ça runis, notre valeur intrinseche les fera tomber z’en bâve, car, à les deux restaurements de la monarchie [[constitutionnel|conditionnelle]] et légitime, au moment où ces Russes et Autrechiens s’approchiont de nos [[métier|mequiers]], nos bargeois n’osiont pas s’avancer de peur d’être empognés et nos femmes n’osiont pas s’escarter de peur que z’entrissions. Ça nous a ben tant causé de z’emutions que nous aimerions mieux nous [[chapoter|chappoté]] jusqu’à la meurt plutôt que de revoir ces '''gonnes''' que puent comme de [[bouquin#fr-nom-2|bouquins]] avé leurs bottes remplis de [[patte#fr-nom-2|pattes]] et que sentiont l’huile de [[chelu]]. Nous pensons que nous nous secouriront avé reciprocation si les ennemis veniont pour faire une [[invasion|évasion]].'' {{source|Louis-Étienne {{pc|Blanc}}, ''[https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5717894z/f218.r%3Dgonnes Les canettes de Jirome Roquet (dit Tampias)]'', Méra, Lyon, 1862 (posthume), page 198}}
 
==== {{S|variantes orthographiques}} ====
* [[gone]]<ref Name="Bourguignon"/>
 
=== {{S|références}} ===
{{Références}}
 
[[Catégorie:français du Lyonnais]]
 
== {{langue|fro}} ==
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