Différences entre les versions de « c’est l’hôpital qui se moque de la charité »

recentrage étymologie sur la locution lyonnaise d'origine, ajout illustration et citation
(Récupération des sources de 1 et taggage de 0 comme mort.) #IABot (v2.0.1)
(recentrage étymologie sur la locution lyonnaise d'origine, ajout illustration et citation)
== {{langue|fr}} ==
=== {{S|étymologie}} ===
: {{date|1894}}<ref>Claude {{pc|Duneton}}, ''Le Bouquet des expressions imagées'', Seuil, 1990</ref>. Variante de l’expression lyonnaise « [[c’est la Charité qui se moque de l’Hôpital]] » (attestée à partir de 1865 et tombée en désuétude). L’hospice de '''la {{W|Hôpital de la Charité de Lyon|Charité}}''' (détruit en 1933) et l’{{W|Hôtel-Dieu de Lyon|Hôtel-Dieu}} - couramment appelé « '''l’Hôpital''' » - étaient deux grands hôpitaux lyonnais, proches de la {{W|place Bellecour}}, qu’opposait une rivalité de prestige<ref>Alain {{pc|Bouchet}}, ''Les Hospices Civils de Lyon'', Éditions lyonnaises d'art et d'histoire, 2002, page 64</ref>.
: L'expression fait référence à la rivalité entre hôpitaux dans les grandes villes entre le Moyen Âge et le XIX{{e}} siècle. Les hôpitaux étaient des hospices, religieux ou laïcs, accueillant les miséreux puis les malades, et certains hôpitaux religieux étaient appelés la Charité (par exemple l'hospice Notre-Dame de la Charité, à Lyon). Chacun se vantait probablement de moins laisser mourir ses pensionnaires, mais l'hôpital et la Charité étaient essentiellement la même chose<ref>https://web.archive.org/web/20140709011223/http://www.expressio.fr/expressions/c-est-l-hopital-qui-se-moque-se-fout-de-la-charite.php</ref>. Selon {{w|Claude Duneton}} et d’autres spécialistes, les premières mentions écrites de cette expression viennent de Beaune, Grenoble et Lyon<ref>Claude {{pc|Ferrero}}, ''Tous les secrets de Lyon et de ses environs'', Ouest-France, 2016, page 167.</ref>.
 
=== {{S|locution-phrase|fr}} ===
[[File:L’hôpital qui se moque de la charité.jpg|thumb|'''''L’hôpital qui se moque de la charité''''', journal Marianne, 1936]]
'''c’est l’hôpital qui se moque de la charité''' {{pron|s‿ɛ l‿o.pi.tal ki sə mɔk də la ʃa.ʁi.te|fr}}
# {{figuré|fr}} Se dit pour signifier à quelqu’un qu’il a lui-même le défaut qu’il reproche à autrui, et que pour être en mesure de [[dénoncer]] les [[tort]]s d’autrui, il faut soi-même être [[irréprochable]].
#* ''A Puréesiana les murs ont des oreilles et rien n’est plus drôle que d’entendre les artistes se débiner les uns les autres dans les loges : '''c’est l’hôpital qui se moque de la charité'''.'' {{source|L’Art lyrique et le music-hall, Paris, 1896, ''Potins de coulisse'', page 6}}
 
==== {{S|variantes}} ====
* [[c’est l’hôpitalla Charité qui se moque de la Charitél’Hôpital]] (orthographe plus authentique){{désuet|nocat}}
* [[c’est l’hôpital qui se fout de la charité]]
* [[c’est l’hôpital qui se moque de l’infirmerie]]
 
{{clé de tri|cest lhopital qui se moque de la charite}}
 
[[Catégorie:français du Lyonnais]]
9 233

modifications