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BA

   * bague : Ring [der], Ring
   * baignoire : Bàdwànn [d'], Bàdwànne [d']
   * bâiller : ufschnàbba
   * baiser (un) : Schmutz
   * balance : Wöög, Wööj [d'], Woog [d']
   * balayer : wëscha, fage, faje, fëje
   * baleine : Wãlfisch
   * baleine {zool.} : Wàlfisch [der]
   * balivernes : Quatsch, Mùmbitz
   * balle : Bàlla, Bàlle [der]
   * ballon : Bàlle [der]
   * banane : Banaana, Banaan [d']
   * bandes : Streife [d']
   * barboter : kluttra
   * barque : Schiffela, Schiffele ['s]
   * barreaux : Gieder
   * Bas-Rhin : Unterland ['s]
   * bateau : Schiff ['s], Schiff
   * battre : schlaga
   * bavardage : ratscha
   * bavarder : ratscha, rädscha, schwätza, schwatze, schwätze

[modifier] BE

   * beau : scheen
   * beau bébé (jeune femme) : Gfedztbübala
   * beaucoup : vëël, viel, vil
   * bébé : Bubbele ['s], Bubbel ['s], Bubbãla
   * bébé bien joufflu : Pummer [d']
   * bec : Schnãwel
   * bedaine : Wamschd
   * belette : Wëessala, Wissele ['s], Wisele ['s]
   * belle nana : Gfedztbübala
   * ben oui : ja ja
   * bêtises : Qwàtch [der], Quatsch
   * betterave rouge : Rotràhn [d'], Ràhn [d'], Ràhnna [d'], Ràhna [der]
   * betteraves : Dürlebse
   * beurre : Butter [der], Butter, Ànke [der]

[modifier] BI

   * biche : Hirschküh
   * bien : güet, güet
   * bien élevé : ordlig
   * bien sûr : natirlig
   * bille (de jeu) : Kicker [der]
   * biscotte : Biskottel ['s]
   * bisou : Schmutz

[modifier] BL

   * blague : Witz
   * blanc : wïss, wiss
   * blessé : Verletzte
   * bleu : blöi, bloi
   * bleu de travail : Schàffkleid [der]
   * bleuet : Kornblüem [d']
   * bloc : Block
   * bloc de granit : Granitblock
   * blouson : Fräckel ['s], Frackel ['s]

[modifier] BO

   * boire : trinka, trinke
   * boire (avec excès) : süffa
   * boire en sirottant : mammla
   * bois de peuplier : Pappela [der]
   * boisson : Getrànk, Trinkes ['s], Trinke ['s]
   * boîte : Lâda
   * boîte aux lettres : Briefkäschtel ['s]
   * bol : Kàffeeschissel [d']
   * bon : güet, güet
   * bonbonne : Guttera
   * bonbons : Bumbum
   * bonjour : güater Tag, buschur, güete Morje, boujour
   * bonjour (le matin) : Güata morga
   * bonne année : e glicklichs Nejs
   * bonne nuit : güet' Nàcht
   * bonnet : Zipfelskàpp
   * borne kilométrique : Kilometerstein [der], Kilometerstei [der]
   * botte de paille : Stroïewalla
   * bottes : Stiffel [d']
   * bouche : Mül ['s], müel, Müll ['s]
   * bouche (en argot) : Goscha [d']
   * bouchée : Mumfela
   * boucher : Metzger [der]
   * boucherie : Metzga [d']
   * bouée de sauvetage : Rettungsring [der]
   * bouffer : frasse, frësse
   * bouger : mücksa
   * Boulanger : Beck, Becker
   * boulangerie : Beckerej [d']
   * bouleau : Birka
   * bourgmestre : Mär [der], Maire, Burjermeischter [der]
   * boussole : Kompàss [der]
   * bouteille : Flàsch [d'], Flãscha [d']
   * bouton : Purwela ['s], Knopf

[modifier] BR

   * bras {anat.} : Àrm [der]
   * brasserie : Wirthüs ['s]
   * bravo : bravo
   * bricoler : gruddla, gruddle
   * brillant : gleedzerich
   * briser : brächa
   * brochet : Hecht [der]
   * brosse : Berschta, Birscht [d']
   * brosse à dents : Zãhberschta
   * brouette : Stosskãrra
   * brouillard : Nawel [der], Nawwel [der], Näwel, Nëwwel [der]
   * brûlant : haiss, heiss, heiss
   * brume : Nawel [der], Nawwel [der], Nëwwel [der]
   * brun : brün
   * bruyant : lüt
   * bruyère : Heidekrüt ['s]

[modifier] BU

   * buffet (meuble) : Kansterla ['s], Büffett [der]
   * buffet de cuisine : Küchakänstscherla
   * bulldozer : Bülldozer [der]
FE [modifier]
   * Feu (petit) : Firla
   * Feu : Fir

L

   * Livre : Büüch
RE [modifier]
   * relier (un livre) : a' Büüch binda
   * repas : Ãssa ['s]


COMMENTAIRE SUR LE "A" NATUREL DE L'ALSACIEN

Il existe, en Alsacien, une difficulté qui n'est pas seulement liée à la prononciation, mais aussi aux conventions choisies pour l'écrire. En effet, la langue parlée possède deux voyelles "a". L'une est dite naturelle (car elle est rencontrée extrêmement souvent), tandis que la seconde est dite fléchie'(car elle est extrêmement rare en tant qu'élément vocalique, mais plus fréquente en tant qu'élément grammatical indiquant une flexion). Il est une chose acquise en français, c'est que lorsqu'une voyelle possède plusieurs flexions différentes (comme le "e", qui existe dans notre langue sous trois formes : e, è, é, dont deux fléchies : é, è), c'est la forme la plus fréquente qui s'écrit sans signe distinctif, tandis que ce sont les formes les moins fréquentes (fléchies) qui portent un signe distinctif (qu'on appelle un signe "diacritique", comme l'accent grave ou l'accent aigu). En Alsacien, les deux formes de "a" devraient suivre le même schéma.

Le premier "a", dit "naturel", se prononce comme un [o] ouvert, c'est-à-dire comme dans "mort", "sort", "port", "corps". Il est extrêmement fréquent, puisqu'il représente près de 80% de l'utilisation de la voyelle "a".

Le second "a", dit "fléchit", se prononce comme en français [a]. Il correspond généralement à une flexion de la forme précédente, c'est-à-dire une variation grammaticale du "a" naturel pour marquer le pluriel d'un mot, par exemple, ou la présence d'un suffixe spécifique (comparatif).

Comme nous l'avons dit, le "a" naturel devrait se noter simplement a... et le "a" à la française, devrait se noter à.

Dans ce présent dictionnaire, ce n'est pas ce qui est observé, mais l'inverse. Ceci est dû au fait que cette règle que nous avons citée n'a pas été respectée. Il en résulte l'utilisation d'une orthographe variable d'un ouvrage à un autre. Cette notion est bien expliquée dans le livre L'Alsacien sans peine, de la collection Assimil.

Pour mot Mann (homme, prononcé [monn]), vous trouverez l'orthographe "Mànn" dans ce dictionnaire, ce qui devrait être faux. Son pluriel, "Mànner" (hommes, prononcé [mann'r]), on devrait trouver un accent de flexion, or, on trouvera "Manner".

Afin de savoir laquelle des conventions est utilisée dans l'un ou l'autre des ouvrages que vous pourrez lire, il suffit de visualiser l'orthographe du mot masculin singulier "Mann". S'il est écrit "Mann", c'est que le "a naturel" est transcrit par un simple "a" (comme cela devrait être le cas partout). S'il est écrit "Mànn", c'est que l'erreur commune a été commise et qu'il faudra vous adapter et lire convenablement les transcriptions phonétiques éventuelles.

Mais pourquoi écrire une voyelle qui se prononce comme un [o] ouvert par un "a" ou un "à" et pas par un "o", tout simplement ? allez-vous demander. C'est très simple. L'Alsacien fait partie des langues alémaniques et surtout des langues germaniques. Son orthographe se fonde essentiellement sur celle de l'Allemand standard, bien que les deux langues ne soient pas les mêmes (les racines, elles restent similaires, comme le Français et le Latin). En Allemand, justement, la plupart des mots où se trouvent un "a" naturel alsacien comportent un "a" normal.

C'est pour cette simple raison qu'il a été décidé que le "a" naturel de l'Alsacien ne se prononcerait pas [a] comme en Français, mais [o] ouvert.


Phonétique de l'alsacien à o de oméga proche du å des langues scandinaves, du a dans l’anglais “what” (à bref) et “all” (à long) ä ai de air un son è très ouvert, proche du ä ou du æ des langues scandinaves ai ai comme ail b entre b et p ch * du « ich » allemand, après les voyelles ä, ë, é, è, i, ö, ü

  • du « Bach » allemand, après les voyelles a, à, o, u

chx du x de excessif d entre d et t e e de je, dans le sud de l’Alsace, proche d’un a très bref ë e de père, orthographe traditionnelle ee é de bébé ei comme ail g entre g de gare et k h + voyelle comme le h expiré de l’anglais « house » voyelle + h indique le prolongement de la voyelle, ne se prononce pas i+ 2 consonnes é de bébé, orthographe traditionnelle ie i de mie + e de je j y de yacht k entre k et g de gare ng -ing de camping sans prononcer le -g final ö eu de peu p entre b et p sch ch de chat sp chp st cht t entre t et d u ou de nous ü u de tu v f de feu w v de victor z ts