Utilisateur:Supreme assis/loubard

Radical du motModifier

On trouve en langue d’oc un mot dérivé du latin : lupus (loup) sous la forme loubo, qui caractérise une scie particulière à larges dents (de loup) pour scier le bois ou la pierre, plus connue sous la désignation passe-partout.

DérivésModifier

SémantiqueModifier

Deux groupes distincts sont possibles :

  • au sens propre, rapporté à la présence de loups
  • au sens figuré, rapporté à une aire de sciage

CaractèreModifier

  1. Pourquoi identifier des zones géographiques singulières en rapport aux loups ?
  2. N’était-il pas autrement plus utile de les repérer en rapport d’une activité de sciage ?
  3. L’utilisateur d’une loube, travail pénible et nomade, ne devait-il pas être qualifié péjorativement (suffixe -ard) ?[1]
  4. Le comportement spécifique de ces scieurs était-il celui du grand monde ?[2]
    • V.sur le contexte historique, outre Bloch 1931, les remarques de Bonnaud 1980, 97 : « La longue persistance dans ces régions isolées et retirées d’une population de charbonniers, travailleurs forestiers divers, petits cultivateurs égaillés dans de menues clairières, parfois entre des arbres nourriciers (châtaigniers), tous gens mal intégrés à l’ordre socio-économique existant, a nécessité un renforcement tardif du réseau d’encadrement des populations rurales : étymologiquement, les ‘sauvages’ sont des silvatici». — (Xavier Goubert, Problèmes et méthodes en toponymie française, Université de Paris-Sorbonne,p. 683)

RéférencesModifier

  1. Annie Arnoult, La grande histoire des scieurs de long, Collection "Au bon laboureur"
  2. — (La vie retrouvée des voituriers tirachiens)