Ouvrir le menu principal

FrançaisModifier

ÉtymologieModifier

De l’ancien français abaier (XIIe siècle), du latin populaire *abbaudiare, du latin baubari (baubare, « japper »), qui élimina le classique latrare.

Verbe Modifier

 
Un chien en train d'aboyer. (1)

aboyer \a.bwa.je\ intransitif ou transitif 1er groupe (voir la conjugaison)

  1. Faire entendre son cri, en parlant d'un chien.
    • À l’instant un chien aboie dans le lointain ; il approche, il redouble ses cris, il arrive, il hurle de joie à nos pieds ; […] — (François-René de Chateaubriand, Atala, ou Les Amours de deux sauvages dans le désert)
    • Il revint au chalet, où les chiens des Pyrénées aboyèrent tellement après lui qu’il ne put s’adonner au plaisir de contempler les fenêtres de Modeste. — (Honoré de Balzac, Modeste Mignon, 1844)
    • Quant à mon guide, […], il courait, pour se réchauffer, à quatre pattes avec le chien, et le faisait aboyer en lui tirant la queue. — (Alexandre Dumas, Impressions de voyage, La Revue des Deux Mondes T.1, 1833)
    • […] l’ouverture donnait sur la loge de Gaby Million où la vedette avait laissé ses chiens. Les bêtes se mirent à aboyer.
      — Naturellement c’est plein de cabots, crut devoir déclarer spirituellement Mr. Morgan.
      — (Francis Carco, L’Homme de minuit, Éditions Albin Michel, Paris, 1938)
  2. (Figuré) Poursuivre de cris importuns, d’injures.
    • Tous ses créanciers aboient après lui.
    • Il aboyait des insultes.
  3. (Figuré) (Péjoratif) Crier d'un ton sec et inhumain, comme aboie un chien.
  4. (Figuré) Dire du mal, avec acharnement, d’une personne ou d’une chose.
    • Certains journaux aboient après ce ministre, après ce décret.

DérivésModifier

Proverbes et phrases toutes faitesModifier

TraductionsModifier

Traductions à trierModifier

HomophonesModifier

PrononciationModifier

RéférencesModifier