Ouvrir le menu principal

FrançaisModifier

ÉtymologieModifier

Du latin ad patres (« chez les ancêtres »).

Locution adverbiale Modifier

ad patres \ad pa.tʁɛs\

  1. Au royaume des morts.
    • Eh bien, Monsieur, il ne m’a pas écoutée, il est mort, il a emporté dans la tombe son superbe poëme. Je m’étais déjà arrangée avec un libraire, qui m’en donnait un prix considérable ; mais bah ! voilà M. Delille ad patres, et l’ouvrage aussi. — (Charles Brifaut, Récits d’un vieux parrain à son jeune filleul dans Œuvres, P. Diard, 1858, t. 1, p. 300)
    • Etranglée ou poignardée, la femme n’en est pas moins ad patres. — (Eugène Chavette, La Chambre du crime, 1875)
    • Il faudra bien se passer de lui, et pour cause, pensa Michel, qui mieux que personne savait à quoi s’en tenir sur ce point et se flattait d’avoir expédié ad patres, de sa propre main, le coquin millionnaire. — (Adolphe d’Ennery, Seule !, J. Rouff, 1898, t. 2, p. 1270)
    • Je n'avais même plus peur de mon poursuivant : quoique je fusse à peu près sûr de ne pas l'avoir envoyé ad patres, il était peu probable qu'il se portât comme un charme. — (Didier Sénécal, Mortelle collection, éd. Fleuve Noir, 2011)

SynonymesModifier

DérivésModifier

TraductionsModifier

PrononciationModifier


RéférencesModifier