aiguillonner

FrançaisModifier

ÉtymologieModifier

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Verbe Modifier

aiguillonner \e.ɡɥi.jɔ.ne\ transitif 1er groupe (voir la conjugaison)

  1. (Vieilli) Piquer un animal avec l’aiguillon pour le faire marcher.
    • Aiguillonner des bœufs ou des animaux en général.
    • Les mulets, que l'on aiguillonnait avec la pointe des glaives, pliaient l'échine sous le fardeau des tentes ; ... — (Gustave Flaubert, Salammbô, 1863)
  2. (Figuré) Inciter à quelque chose.
    • Les succès endorment les âmes faibles; ils aiguillonnent les âmes fortes. — (Maximilien Robespierre, Rapport sur les principes du gouvernement révolutionnaire, 23 décembre 1793)
    • Au lendemain des journées de février, Félicité, le nez le plus fin de la famille, comprit qu’ils étaient enfin sur la bonne piste. Elle se mit à tourner autour de son mari, à l’aiguillonner, pour qu’il se remuât. — (Émile Zola, La Fortune des Rougon, G. Charpentier, Paris, 1871, ch. III ; réédition 1879, p. 90)
    • Les saveurs sont aussi nombreuses que les odeurs, quoique celles-ci puissent se diviser en deux classes, dont les unes, comme les parfums des fleurs, n'affectent agréablement que le cerveau, et les autres, qu'on peut appeler comestibles, aiguillonnent le goût.
      J.-H. Bernardin de Saint-Pierre, Harmonies de la nature, 1815.
    • …, des bandes de loups furent fréquemment rencontrées. Il n'était pas nécessaire d'aller loin, car ces animaux, plus audacieux quand la faim les aiguillonne, se rapprochaient déjà de la factorerie. — (Jules Verne, Le Pays des fourrures, J. Hetzel et Cie, Paris, 1873)

DérivésModifier

TraductionsModifier

PrononciationModifier

RéférencesModifier