Voir aussi : aisé, -aise

Français modifier

Étymologie modifier

De l'ancien français aise, du latin adjacens (« se trouvant à proximité »), participe présent de adjacere (en latin tardif in aiace, « dans le voisinage de »). L'italien agio et le portugais azo sont empruntés à l’ancien occitan aize, de même origine que le français aise.

Nom commun modifier

Singulier Pluriel
aise aises
\ɛz\

aise \ɛz\ féminin

  1. Sentiment de joie, de plaisir, causé par la présence, par la possession d’un bien.
    • Tressaillir d’aise. Être transporté d’aise. Être ravi d’aise.
    • Il ne se sent pas d’aise.
    • Une nourrice, au plus épais, levait très haut son poupon, qui riait d’aise. — (Émile Zola, Au Bonheur des Dames, 1883)
  2. État commode et agréable.
    • Être bien à son aise.
    • Vous êtes là bien à votre aise.
    • Se mettre à son aise.
    • Travailler à son aise.
    • Je ferai cela à mon aise.
    • Ainsi surprise dans son immobilité de songe, on eût dit pourtant qu’elle s’ébrouait dans une aise sans bornes, comme ces jeux silencieux qu’on surprend la nuit dans les clairières. — (Julien Gracq, Le Rivage des Syrtes, José Corti, 1951)
    • Il joua à faire tourner son verre dans sa main afin de lui faciliter les choses, de lui laisser l’aise, comme il crut comprendre qu’elle le désirait, de le regarder mieux. Elle le regarda mieux. — (Marguerite Duras, Moderato cantabile, Les Éditions de Minuit, 1958)
  3. (Au pluriel) Commodités de la vie.
    • Me voilà sur les routes, moi aussi, à plus de trois kilomètres de mon palais, prêt à dormir dans un lit de hasard, sans aucune de mes aises ni de mes habitudes familières. — (Pierre Louÿs, Les aventures du roi Pausole, 1901)
    • Comment cette jeune fille, habituée à toutes les aises de la vie, supporterait-elle les hasards de cette existence de privations ? — (Gustave Aimard, Les Trappeurs de l’Arkansas, Éditions Amyot, Paris, 1858)

Antonymes modifier

Dérivés modifier

Apparentés étymologiques modifier

Traductions modifier


Adjectif modifier

Singulier Pluriel
aise aises
\ɛz\

aise \ɛz\

  1. Qui ressent de la joie.
    • Que je suis aise de vous avoir rencontré !
    • Je suis bien aise de vous voir en bonne santé.
    • J’en suis très aise.
    • J’en suis aise au dernier point.
    • Que je suis aise de cette nouvelle !
    • Nous en sommes bien aises.
    • Il en est fort aise.
    • Elle est tout aise et tout heureuse d’avoir trouvé ce mari-là.
    • Elle s’affairait sans ennui, se sentait aise d’échapper à une nouvelle édition de « l’affaire Weekend ! », et aux considérations timorées de Colombe. — (Colette, Le toutounier, 1939)

Prononciation modifier

Homophones modifier

Anagrammes modifier

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Voir aussi modifier

  • aise sur Wikipédia  

Références modifier

Ancien français modifier

Étymologie modifier

Du latin adjacens (« à proximité, sous la main ») → voir aiable, aiage et aier.

Adjectif modifier

aise \Prononciation ?\

  1. Qui est à l’aise.
  2. Aisé, facile.

Adverbe modifier

aise \Prononciation ?\

  1. Aisément.

Nom commun modifier

aise \Prononciation ?\ masculin ou féminin (l’usage hésite)

  1. Chose dont on a le droit d’user ou de s’aider.
    • aise de ville, servitude communale, chemin, passage.

Références modifier

Angevin modifier

Étymologie modifier

Du latin.

Nom commun modifier

aise \Prononciation ?\ féminin

  1. Richesse.
  2. Disposition.

Références modifier

  • Charles Ménière, Glossaire angevin étymologique comparé avec différents dialectes, Lachèse et Dolbeau, Angers, 1881, page 191 à 562, p. 217 → [version en ligne]

Occitan modifier

Étymologie modifier

Étymologie manquante ou incomplète. Si vous la connaissez, vous pouvez l’ajouter en cliquant ici.

Nom commun modifier

aise \Prononciation ?\ (graphie normalisée) masculin

  1. Récipient.

Prononciation modifier

Références modifier