anglaiserie

FrançaisModifier

ÉtymologieModifier

 Dérivé de anglais avec le suffixe -erie .
(Sens historique) Pendant la conquête de l’Angleterre par Guillaume le Conquérant, il fut institué une loi qui voulait que lorsque l’on découvrait un mort dans un village, il était considéré a priori comme Normand ou Français et la population était mise à l’amende à moins qu’elle ne prouvât que le décédé fût un Anglais. Cette loi fut abolie en 1340.

Nom commun 1 Modifier

anglaiserie \ɑ̃.ɡlɛz.ʁi\ féminin singulier

  1. (Histoire) Qualité, identité d’Anglais, dans le cadre de la loi dite « loi de l’anglaiserie » ou « loi d’anglaiserie ».
    • Sans ces quatre témoins, la qualité d’anglais, l’anglaiserie, n’était pas suffisamment constatée, et le canton devait payer l’amende. — (François Paul Émile Boisnormand de Bonnechose, Les quatre conquêtes de l'Angleterre, 1852)

Nom commun 2Modifier

Singulier Pluriel
anglaiserie anglaiseries
\ɑ̃.ɡlɛz.ʁi\

anglaiserie \ɑ̃.ɡlɛz.ʁi\ féminin

  1. (Par dérision) Caractère de ce qui est anglais, comme la langue, les us et coutumes, l’habillement...
    • Good afternoon Sir !
      Ah non ! Pas de ça avec moi Déphocet. Laissez vos anglaiseries à la porte. — (Yannick Le Guyadec, Opération Madelone)
    • Les fabricants de pièces détachées donnent à fond dans les « anglaiseries » (freins Up-to-date, Marvellous ou The Rapid chez Chevalier et Lafay ; moyeux Sparking et New Spark chez Carrot ; roues libres The Love chez Olivier et Peysselon ; cadres Arrow chez Bugnand et Frotton...). — (Ministère de la Culture et de la Communication, Cultures du travail, 1989)

TraductionsModifier