FrançaisModifier

ÉtymologieModifier

(Date à préciser) Du latin ecclésiastique antĕfăna, altération (d'après ante) de antiphona, du grec ancien ἀντίφωνος antiphônos (« qui répond à »).

Nom commun Modifier

Singulier Pluriel
antienne antiennes
\ɑ̃.tjɛn\

antienne \ɑ̃.tjɛn\ féminin

  1. (Liturgie catholique) Sorte de verset que le prêtre ou le chantre dit, en tout ou en partie, dans l’office de l’église avant un psaume ou une hymne, et qui se répète après tout entier[1].
    • On nous apprenait à servir la messe du grand et du petit côté, à chanter les antiennes, à faire des génuflexions, à encenser élégamment, ce qui est très difficile. — (Alphonse Daudet, Le petit chose, 1868, rééd. Le Livre de Poche, page 21)
    • Au milieu d’eux, se trouvaient les chantres, en chapes de soie rouge, qui avaient commencé l’antienne, à pleine voix. — (Émile Zola, Le Rêve, Georges Charpentier et Cie, Paris, 1888)
    • Lucy, la femme de chambre, referma la porte, et, en entendant le bruissement de ses jupes, Clarissa eut l’impression d’être une religieuse qui a quitté le monde et sent se refermer sur elle les voiles familiers et les antiennes de l’office traditionnel. — (Virginia Woolf. Mrs. Dalloway, 1925. Traduction de Marie-Claire Pasquier, version parue dans la Bibliothèque de la Pléïade. Folio classique, Gallimard, 1994. page 96)
    • Annoncer, entonner une antienne.
  2. (Sens figuré) (Familier) Propos, slogan, refrain..., que l’on répète sans cesse.
    • Chanter toujours la même antienne.
    • Chantons l’antienne, qu’on chantera dans mille ans,
      Que Dieu maintienne en paix ses descendants,
      Jusqu’à ce qu'on prenne, la lune avec les dents.
      — (Vive Henri IV !, 1774)
    • Dickson connaissait l'antienne, mais il regarda, avec une intense curiosité, Harfang caresser la statuette de cire. — (Jean, Harry Dickson, Les Trois cercles de l'épouvante, 1932)
    • C’est cette mâle ritournelle,
      Cette antienne virile,
      Qui retentit dans la guérite
      De la vaillante sentinelle :
      Quand je pense à Fernande
      Je bande, je bande […]
      — (Georges Brassens, Fernande, 1972)
    • Elle finit par trouver un taxi, et pendant tout le trajet jusqu’à la gare, le chauffeur répétait comme une antienne : « Nous sommes foutus… foutus… foutus…» — (Patrick Modiano, Livret de famille, Gallimard, collection Folio, 1977, pages 51-52)

AbréviationsModifier

Apparentés étymologiquesModifier

TraductionsModifier

PrononciationModifier

Voir aussiModifier

RéférencesModifier

SourcesModifier

  1. Antienne sur Église catholique en France.