FrançaisModifier

ÉtymologieModifier

→ voir apanage

Verbe Modifier

apanager \a.pa.na.ʒe\ transitif 1er groupe (voir la conjugaison)

  1. (Histoire) Pourvoir d’un apanage.
    • Le roi avait apanagé tous ses puînés.
    • Ce prince fut apanagé du duché de…
  2. Par extension, léguer quelque chose à un héritier non réservataire (rare).
    • Quant au petit Faustino [le fils adultérin de Fausto Coppi], sa position n'est pas moins douloureuse. Aux yeux de la loi, c'est un étranger comme sa mère : aucun lien de famille légitime avec Coppi. Même si celui-ci l'a avantagé dans ses dispositions testamentaires, il n'a pu l'apanager de plus du tiers de ses biens. — (Olivier Merlin, Les deux vies de Fausto Coppi. Paris Match 16 janvier 1960)

TraductionsModifier

Adjectif Modifier

Singulier Pluriel
Masculin apanager
\a.pa.na.ʒe\
apanagers
\a.pa.na.ʒe\
Féminin apanagère
\a.pa.na.ʒɛʁ\
apanagères
\a.pa.na.ʒɛʁ\

apanager \a.pa.na.ʒe\

  1. Donné en apanage.
    • En montant sur le trône, Louis-Philippe devait perdre et perdit ses droits sur les biens apanagers, qui firent retour au domaine de l’Etat ; ils étaient importants ; leur produit s’élevait à la somme d’environ 2.500.000 francs par an. — (M. Denormandie, Temps passé, jours présents , Société anonyme de publications périodiques, 1900, page 319)
    • À partir du XVIe siècle, la pratique des rentes apanagères s’impose et, jusqu’en 1789, les rois distribuent à leur famille un titre seigneurial assorti de rentes. — (Jean Bastier, La France monarchique : des origines à 1789, Erès, 1993, page 58)
  2. Qui bénéficie d’un apanage.
    • La crainte que le profit de ces droits ait été transporté par le roi en don à des princes apanagers, à la famille d’Orléans, par exemple, qui possédait d’importants domaines dans la banlieue même de Caen, est écartée par un texte explicite. — (Henri Legras, Le bourgage de Caen : tenure à cens et tenure à rente (XIe-XVe siècles), A. Rousseau, 1911, page 120)

TraductionsModifier

PrononciationModifier

RéférencesModifier