appréhension

Voir aussi : apprehension

FrançaisModifier

ÉtymologieModifier

Du latin apprehensio.

Nom commun Modifier

Singulier Pluriel
appréhension appréhensions
\a.pʁe.ɑ̃.sjɔ̃\

appréhension \a.pʁe.ɑ̃.sjɔ̃\ féminin

  1. Action de saisir les choses par l’esprit.
    • Ce jeune homme a l’appréhension très vive.
    • Par leur dimension verticale centimétrique à métrique, les horizons sont directement perceptibles à l’œil nu sur le terrain. Le prélèvement d’échantillons est possible à la main. C’est pourquoi l’horizon est le niveau d’appréhension le plus pratique pour observer et échantillonner une couverture pédologique. — (Association française pour l'étude du sol, Référentiel pédologique, Éditions Quæ, 2008, ISBN 978-2-7592-0186-0 → lire en ligne)
  2. (Logique) Idée qu’on prend d’une chose sans en porter alors aucun jugement.
    • La simple appréhension est la première opération de l’esprit.
  3. Crainte.
    • Mon âme est oppressée par une indéfinissable appréhension qui glace mes sentiments et me jette dans une torpeur continuelle. — (Honoré de Balzac, La Femme de trente ansch. I, Paris, 1832 ; p. 26)
    • Jacques éprouva une singulière appréhension quand, vers le milieu de janvier, le capitaine lui demanda de nouveau à s'entretenir avec lui. — (Isabelle Eberhardt, Le Major,1903)
    • Il n’alla pas non plus de leur côté, parce qu’il sentait bouillonner au-dedans de lui un trop-plein de rage et d’appréhension, […]. — (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 354 de l’éd. de 1921)
    • Je vais m'étendre dans la prairie, sous un pommier aux pommes vertes et dures. Je peux dormir au-dessous d'elles, je peux les contempler sans crainte, et même sans l'appréhension d'avoir à inventer, l'une tombant, les lois du monde. — (Jean Giraudoux, Retour d'Alsace - Août 1914, 1916)
    • L'opinion s'écarterait vite d'un régime dont l'agencement impliquerait le risque de réformes précipitées, qui lui donnerait l'appréhension du déséquilibre. — (Joseph Caillaux, Mes Mémoires, I, Ma jeunesse orgueilleuse, 1942)
  4. (Droit) Action de soustraire, de saisir.
  5. (Droit) Arrestation.
    1. (Par extension) Action de d'enlever une personne contre sa volonté.

TraductionsModifier

PrononciationModifier

Voir aussiModifier

RéférencesModifier