après moi le déluge

FrançaisModifier

ÉtymologieModifier

(XVIIIe siècle) L’expression après nous, le déluge est attribuée par le peintre Quentin de La Tour[1] à Madame de Pompadour à l’adresse de son amant Louis XV lors de la défaite, le 5 novembre 1757 à Rossbach, des troupes franco-autrichiennes face à l’armée prussienne du Roi Frédéric II.

Locution-phrase Modifier

après moi le déluge \a.pʁɛ mwa lə de.lyʒ\

  1. Pour dire qu’on s’embarrasse peu de ce qui arrivera quand on n’existera plus, ou simplement, quand on cessera d’être en fonction, le déluge étant, selon le modèle biblique, une destruction du monde vivant.
    • « Après moi le déluge, » disait Louis XV. Ce fut un déluge de sang. — (Émile Cantrel, Nouvelles à la main sur la comtesse du Barry, 1861)
    • Après moi le déluge, et ce que deviendront ses autres collaborateurs, je m'en contrefous. Mais je ne veux pas me trouver le bec dans l'eau à quarante-deux ans, après avoir scié la bonne branche sur laquelle j'étais assis ! — (Michel de Saint-Pierre, Le milliardaire, Grasset, 1970, p.77)

NotesModifier

Moi peut être remplacé par tout autre pronom (toi, lui, elle, vous, etc.).

SynonymesModifier

TraductionsModifier

PrononciationModifier

RéférencesModifier

  1. Au témoignage de la cantatrice Marie Fel: voir Le reliquaire de M. Q. de La Tour, peintre du roi Louis XV, Paris : Leroux, 1874, p. 62.