Ouvrir le menu principal

Sommaire

FrançaisModifier

ÉtymologieModifier

Du radical béniss-, du verbe bénir avec le suffixe -eur.

Adjectif Modifier

Singulier Pluriel
Masculin bénisseur
\be.nis.œʁ\

bénisseurs
\be.nis.œʁ\
Féminin bénisseuse
\be.nis.øz\
bénisseuses
\be.nis.øz\

bénisseur \be.nis.œʁ\ masculin

  1. Qui bénit.
    • Il n’y avait qu’à le voir au seuil de sa petite maison à devise, appuyé sur sa Charlotte, au milieu des rosiers de la façade, dans une pose prétentieuse comme une lithographie de romance, et tellement épanoui d’égoïsme satisfait qu’il en oubliait sa haine et envoyait de la main un adieu paternel et bénisseur à l’enfant qu’il venait de chasser. — (Alphonse Daudet, Jack, 1876)
  2. (Péjoratif) Qui porte attention par pure convention ou par politesse.
    • Il a de la place, on a presque tout vendu selon la justice, et quand le curé s’amène, l’air bénisseur, Toniot fiche le camp par la cheminée après avoir verrouillé sa porte. — (Rachilde, Le Tueur de grenouilles, 1900)

Nom commun Modifier

Singulier Pluriel
Masculin bénisseur
\be.nis.œʁ\

bénisseurs
\be.nis.œʁ\
Féminin bénisseuse
\be.nis.øz\
bénisseuses
\be.nis.øz\

bénisseur \be.nis.œʁ\ masculin

  1. Celui qui bénit.
    • Le bénisseur ne prescrit pas de médicament et prie en faisant le signe de croix; il donne sa bénédiction dans la maison même du malade ou sur des vêtements. — (Maria Andréa Loyola, L’esprit et le corps: des thérapeutiques populaires dans la banlieue de Rio, Éditions MSH, 1983)
  2. Celui qui excuse
    • Dans les pays conquis, autour des camps retranchés de ces civilisateurs armés, se formaient ensuite les villes allemandes. au milieu d’eux venait s’établir le saint évêque, le bénisseur quand même de tous les attentats commis ou entrepris par ces nobles brigands. — (Michel Bakounine, L’Empire knouto-germanique et la Révolution sociale, 1871)

TraductionsModifier