Voir aussi : Becher, becher, bécher

FrançaisModifier

ÉtymologieModifier

 Dérivé de bêche avec le suffixe -er.

Verbe Modifier

 
Bêcher.

bêcher \be.ʃe\ ou \bɛ.ʃe\ transitif 1er groupe (voir la conjugaison)

  1. Travailler la terre avec une bêche.
    • Bêcher une plate-bande.
    • Il s’en allait bêcher la terre
      En tous lieux, par tous les temps !
      Pauvre Martin, pauvre misère,
      Creuse la terre, creuse le temps.
      Sans laisser voir, sur son visage,
      Ni l’air jaloux ni l’air méchant,
      Ni l’air jaloux ni l’air méchant,
      Il retournait les champs des autres,
      Toujours bêchant, toujours bêchant !
      — (Georges Brassens, Pauvre Martin, 1953)
  2. (Figuré) Se dit en parlant d’un travail qu’on regarde comme très pénible ou très difficile, ou pour lequel on a une grande répugnance.
    • J’aimerais mieux bêcher la terre.
  3. (Familier) Dire du mal de quelque chose ou de quelqu’un, critiquer.
    • Il a cru devoir lancer contre Brichot quelques insinuations venimeuses et assez ridicules. Naturellement, comme il a vu que Brichot était aimé dans la maison, c’était une manière de nous atteindre, de bêcher notre dîner. — (Marcel Proust, À la recherche du temps perdu, Du côté de chez Swann, 1913, Éditions Gallimard, Folio n°1924, 1987, page 261)
    • C’est votre cliente et je ne voudrais pas la bêcher, mais enfin… c’est quand même louche, cette histoire de tableau. — (Léo Malet, Le soleil naît derrière le Louvre, Robert Laffont, 1954)
    • Durant le dîner, M. Geoffrain, d’une humeur charmante, n’avait cessé de chambrer Brigitte, la bêchant amicalement sur ses sorties nocturnes et ses rentrées tardives. — (Albert Simonin, Une balle dans le canon, Série noire, Gallimard, 1958, page 146)

bêcher intransitif

  1. (Familier) Avoir un comportement distant voire hautain avec quelqu’un.

se bêcher intransitif

  1. (Québec) (Familier) Tomber, trébucher.

DérivésModifier

TraductionsModifier

PrononciationModifier

AnagrammesModifier

RéférencesModifier