bête à bon Dieu

FrançaisModifier

ÉtymologieModifier

Viendrait d’une légende selon laquelle, lors d’une exécution publique, une coccinelle se serait posée sur le cou d’un condamné sur le point de se faire couper la tête : le bourreau essaya de la faire partir mais elle revint à chaque fois. Le roi Robert II le Pieux y voyant une manifestation divine décida de le gracier.[1]

Locution nominale Modifier

Singulier Pluriel
bête à bon Dieu bêtes à bon Dieu
\bɛt‿a bɔ̃ djø\

bête à bon Dieu \bɛt‿a bɔ̃ djø\ féminin

  1. Surnom de la coccinelle.
    • Citons aussi les coccinelles ou bêtes à bon Dieu qui produisent, quand on les touche, un liquide violacé à odeur fade. — (Marcel Hégelbacher, La Parfumerie et la Savonnerie, 1924, page 15)
    • De la fée Chlorophylle, voilà qu'elle le découvrait, le doux cortège de feuilles, de fleurs et de fruits, fait aussi d'orties, d'épines-noires, de chardons, de bestioles piquantes, suçantes ou térébrantes, rougets, taons, guêpes, frelons, mille-pattes, fourmis, perce-oreilles, gâtant fort la poésie des papillons, libellules ou autres bêtes à bon Dieu. — (Hervé Bazin, Cri de la chouette, Grasset, 1972, réédition Le Livre de Poche, page 214)

TraductionsModifier

Voir aussiModifier

RéférencesModifier

  1. Nathaniel Herzberg, Les drôles de pois de la coccinelle arlequin, Le Monde. Mis en ligne le 2 septembre 2018