FrançaisModifier

ÉtymologieModifier

Dérivé de l’adjectif badin.

Verbe Modifier

badiner \ba.di.ne\ intransitif ou transitif 1er groupe (voir la conjugaison)

  1. Plaisanter, prendre quelque chose à la légère, parler ou écrire d’une manière enjouée.
    • Sénèque a décrit en badinant l'Apothéose de l'Empereur Claude. — (Érasme; Érasme de Rotterdam à son ami Thomas Morus , lettre d'introduction à l' « Éloge de la folie », traduction de Thibault de Laveaux en 1780)
    • Galamment, il lui baisa la main et badina un instant avec gentillesse. — (Out-el-Kouloub, Zaheira, dans "Trois contes de l'Amour et de la Mort", 1940)
    • Québec sévit davantage en ce qui concerne les rassemblements. Les rencontres clandestines pourraient coûter jusqu’à 6000 $ par personne. On ne badine plus ! — (Natalie Elgrably-Lévy, Une réalité qui dérange, Le Journal de Québec, 11 décembre 2020)
  2. (Équitation) Pour un cheval, jouer avec son mors.
    • Ce cheval badine avec son mors.
  3. (Sens figuré) (Vieilli) Voltiger, s’agiter au moindre vent, pour des parures légères, des ornements ajustés.
    • Un fichu de point d’Angleterre retombait sur les épaules en badinant. — (Honoré de Balzac, Splendeurs et misères des courtisanes, 1838-1847, deuxième partie)
  4. (Transitif) (Vieilli) Badiner quelqu'un : le railler en badinant.
    • Ils devraient être arrivés. C’est badiner la magistrature municipale ! — (Jypé Carraud, Tim-Tim-Bois-Sec, éditions Payot et Rivages, 1996, collection Rivages/Mystère, page 81)
    • C'est qu'on le badine ! De tels originaux sont si divertissants ! — (Nicolas Thomas Barthe, Les fausses infidélités, scène Ire, dans le Répertoire général du théâtre français, tome 46, Théâtre du second ordre, Comédies en vers – tome XII ; Librairie stéréotype H. Nicolle, Paris, 1818, page 125)

DérivésModifier

TraductionsModifier

PrononciationModifier

AnagrammesModifier

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RéférencesModifier