FrançaisModifier

ÉtymologieModifier

(1482) (Adjectif) De l’ancien français beslourd, bellourd ou de l’italien balordo avec réfection d’après lourd.
De l'occitan balord (« maladroit, mal fait »)[1].
(Nom 1, Nom 2) Substantivation de l’adjectif.

Adjectif Modifier

Singulier Pluriel
Masculin balourd
\ba.luʁ\

balourds
\ba.luʁ\
Féminin balourde
\ba.luʁd\
balourdes
\ba.luʁd\

balourd \ba.luʁ\

  1. Grossier et maladroit.
    • Elle est un peu balourde, mais ce n'était pas méchant.
    • Elle, si délicate, se croit tenue de me poser des questions balourdes, imbéciles, comme en poserait une bonne prise en faute. — (Louis-Ferdinand Céline [Louis Ferdinand Destouches], Voyage au bout de la nuit, Denoël et Steele, Paris, 1932)
    • De nouveaux clients, au rire bruyant et à la démarche balourde, entrent.— (Erwan Chuberre Saunier, Sur mes lèvres… Mylène Farmer, 2013)

DérivésModifier

TraductionsModifier

Nom commun 1 Modifier

Singulier Pluriel
balourd balourds
\ba.luʁ\

balourd \ba.luʁ\ masculin (pour une femme, on dit : balourde)

  1. Personne grossière et maladroite.
    • Elle dormait. Dans les bras d’un balourd. Ça avait l’air d’être son époux. — (Raymond Guérin, L’Apprenti, Gallimard, Paris, 1946)
    • Un rapt ! Mais pourquoi donc ? ironisait, balourd, l’adjudant, on n’a jamais vu ça par ici… — (Raymond Queneau, Les Fleurs bleues, Gallimard, Paris, 1965)
    • Le naufragé de la quatre-voies de Saint-Appoline, « le cueilleur de coquelicots », comme le brocarde sans trop d'élégance ce balourd de Gérard, redevient peu à peu Michu, Raoul Michu, un représentant en mercerie […]. — (Bernard Valais, Rêve de coquelicot, Mon Petit Éditeur, 2014, page 147)

TraductionsModifier

Nom commun 2Modifier

Singulier Pluriel
balourd balourds
\ba.luʁ\

balourd \ba.luʁ\ masculin

  1. (Mécanique) Répartition asymétrique des masses qui entraîne des vibrations sur une pièce tournante.
    • A cet effet, on utilise un volant muni d'un balourd à masse fixe, mais avec un rayon de giration réglable. — (Ch. Berthelot, Épuration, séchage, agglomération et broyage du charbon, Paris : chez Dunod, 1938, page 35)
    • Et qu’est-ce qui les menaçait ? Quelques dixièmes de millimètre d’écart dans l’épaisseur d’un culot d’obus, dans le diamètre du fossé, cette ombre d’excentricité dénoncée au balourd — (Paul Nizan, Antoine Bloyé, Grasset, 1933, page 242)

TraductionsModifier

PrononciationModifier

Voir aussiModifier

  • balourd sur l’encyclopédie Wikipédia  

RéférencesModifier

  1. F. Vernet, Que dalle ! Quand l'argot parle occitan, Bouloc : IEO Edicions, 2007