barguigner

FrançaisModifier

ÉtymologieModifier

(Date à préciser) De l’ancien français bargaignier. Du latin médiéval barcaniare, faire du commerce[1]. Le verbe anglais to bargain (« marchander ») découle du mot bargaigner [2].

Verbe Modifier

barguigner \baʁ.ɡi.ɲe\ intransitif 1er groupe (voir la conjugaison)

  1. (Familier) Hésiter, avoir de la peine à se déterminer, particulièrement quand il s’agit d’un achat, d’une affaire, d’un traité.
    • Et pour montrer la galantise de nosdits Sauvages, ils ne marchandent point volontiers, et se contentent de ce qu'on leur baille honnetement, meprisans et blamans les façons de faire de noz mercadens qui barguignent vne heure pour marchander vne peau de Castor.— (Marc Lescarbot, Histoire de la Nouvelle-France, 1612)
    • A quoi bon tant barguigner et tant tourner autour du pot ? — (Molière, Monsieur de Pourceaugnac, acte I scène 7)
    • Y a pas à barguigner : il faut vieillir ou mourir jeune. — (Catherin Bugnard, La Plaisante Sagesse lyonnaise, Audin, 1920)
    • Plus d’un grand personnage sacrifierait sans barguigner la moitié de ses paysans, la moitié de ses terres, […], pour posséder l’estomac du monsieur de la moyenne noblesse. — (Nicolas Gogol, Les Âmes mortes, 1842 ; traduction de Henri Mongault, 1925, p. 81)
    • Je me contentai de la regarder de loin encore une fois, longtemps plus tard, au moment où elle reprenait sans barguigner son bagage, seulement hésitant un peu davantage dans sa démarche, comme si les réflexions qu'elle avait dû faire, en me voyant surgir devant elle, un peu trop attentif, l’avaient lassée. — (Marcel Jouhandeau, Chaminadour, Gallimard, 1941 et 1953, collection Le Livre de Poche, page 423)
  2. (Canada) Marchander, offrir un prix inférieur à celui demandé. Hésiter, se décider difficilement.

SynonymesModifier

Marchander (2) :

→ voir marchander et barguiner

DérivésModifier

TraductionsModifier

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PrononciationModifier




ParonymesModifier

RéférencesModifier