FrançaisModifier

Verbe Modifier

bastir \bɑ.tiʁ\ transitif 2e groupe (voir la conjugaison)

  1. (Désuet) Variante de bâtir, former le chapeau avec des capades.
    • On a essayé depuis bien longtemps de bastir le corps des chapeaux en feutre en projetant les poils, la laine ou autres matières semblables, au moyen d'une brosse ou d'un cylindre cueilleur ou ramasseur sur une forme percée de trous. — (W.E. Newton, « Machine et appareil pour le bastissage des chapeaux de feutre. » in Le Technologiste, 1852)

DérivésModifier

PrononciationModifier

RéférencesModifier

Ancien françaisModifier

ÉtymologieModifier

Du vieux-francique *bastian[1] (« tramer, tisser »). Le sens de « bâtir, fortifier » est à rapprocher de baaste, baate (« tour de guet »).
Moins vraisemblablement de bast ou baston[2].

Verbe Modifier

bastir \Prononciation ?\ transitif (voir la conjugaison)

  1. Tramer.
    • Vers cels qui ceste m'ont bastie. [m'ont mis cette mauvaise affaire] — (Roncevaux, XIIe s.)
    • E cil qui mortalment le soleient haïr,
      Envers le rei Henri medler e mal tenir,
      E ki furent à sa mort purchacier e bastir.
      — (Thomas le martyr, 159, XIIe s.)
    • De traïson bastir n'ert [n'était] la vieille lente. — (Berte, XCVI, XIIIe s.)
    • Et puis basti un tel plait dont Lombart se repentirent à la fin. — (H. DE VALENC., XV, XIIIe s.)
    • Ha, quens de Boulongne, quens de Boulongne, quelle avés bastie la traïson entre vous et frere Garin ? — (Chronique de Rains, 145, XIIIe s.)
  2. Coudre.
    • Mal faire et boine fin atendre
      Me sanle bastirs sans reprendre
      Cousture qui ne puet tenir.
      — (Vers de la mort, éd. C. A. Windahl, 25, 11, XIIIe s.)
  3. Bâtir, construire, fortifier.
    • E dist à ceaus [ceux] qui bastissoient maisons. — (Machab. I, 3, XIIe s.)
    • Bastir une ville, c'est la fortifier de tours et bastilles.
  4. Composer, arranger, édifier.
    • Moult m'avés or grant los basti, Quant de tel chose vous vantés. — (Roman de la Rose, 8530, XIIIe s.)
    • Et avoit le roi d'Angleterre basti son siege [de Vannes] par telle maniere que les François ne pouvoient venir à lui par nul avantage. — (Froissart, I, I, 211, XVe s.)
    • Et n'y ait si sot ne si lourd, Si nyaiz, ne si mal basty, Pour faire du gros, du demy lourd, Qui n'use des droitz du jourd'huy. — (Coquill., Droits nouveaux XVe s.)

DérivésModifier

Dérivés dans d’autres languesModifier

RéférencesModifier

Moyen françaisModifier

ÉtymologieModifier

Voir l’ancien français bastir.

Verbe Modifier

bastir \Prononciation ?\

  1. Bâtir.
    • Bastir une ville, c’est la fortifier de tours et bastilles.
    • Corps mal basty.
  2. Faire.
    • Pigmalion ayant basti une statue de femme de beauté singuliere. — (Michel de Montaigne, II, 92)

RéférencesModifier

Ancien occitanModifier

ÉtymologieModifier

(XIe siècle) Du bas vieux-francique *bastian.

Verbe Modifier

bastir

  1. Bâtir, former, créer, établir, composer.

RéférencesModifier

  • François RaynouardLexique roman ou Dictionnaire de la langue des troubadours, comparée avec les autres langues de l’Europe latine, 1838–1844

CatalanModifier

ÉtymologieModifier

(XIVe siècle) De l’ancien occitan bastir.

Verbe Modifier

bastir

  1. Bâtir.

SynonymesModifier

DérivésModifier

PrononciationModifier

EspagnolModifier

ÉtymologieModifier

(Siècle à préciser) De l’ancien occitan bastir.

Verbe Modifier

bastir \Prononciation ?\ 3e groupe (voir la conjugaison)

  1. (Désuet) Fournir.
  2. (Désuet) Préparer.
  3. Bâtir.

SynonymesModifier

DérivésModifier

RéférencesModifier

  • « bastir », dans Diccionario de la Real Academia Española, 23e édition

OccitanModifier

ÉtymologieModifier

De l’ancien occitan bastir.

Verbe Modifier

bastir \basˈti\ (graphie normalisée)

  1. Bâtir.

SynonymesModifier

DérivésModifier

PrononciationModifier

RéférencesModifier