bellement

FrançaisModifier

ÉtymologieModifier

De l’ancien français belement.

Adverbe Modifier

bellement \bɛl.mɑ̃\

  1. Doucement, avec modération.
    • Note : On ne l’emploie guère que pour avertir quelqu’un d’être plus modéré.
    • Bellement, vous vous emportez, vous vous oubliez.
    • Allez tout bellement.
  2. (Littéraire) ou (Vieilli) D’une façon belle.
    • […] la plus jolie des fées et la plus bellement chevelue des Madeleine, ma Madeleine à moi … — (Guillaume Apollinaire, lettre à Madeleine Pagès du 17 juillet 1915)
    • — Avec des chemins de même nous ne serons pas les seuls forcés de rester chez nous à soir, fit la mère Chapdelaine. Et pourtant y a-t-il rien de plus beau que la messe de minuit à Saint-Cœur-de-Marie, avec Yvonne Boilly à l’harmonium, et Pacifique Simard qui chante le latin si bellement ! — (Louis Hémon, Maria Chapdelaine, J.-A. LeFebvre, Montréal, 1916)
    • Mais elle voulait que la petite fût vêtue de neuf et bellement ; et quant à puiser pour cela dans la bourse de la maison, non, par exemple. — (Ernest Pérochon, Nêne, 1920)
    • Le grand-père était Provençal. Il chantait bellement des Noëls, et plus souvent des sérénades. — (Marcel Pagnol, Le temps des secrets, 1960, Le Livre de Poche, page 39)
    • Si tu veux, c'est un autre discours que pour toi je ferai sonner, bellement, avec maîtrise ; toi, range-le dans ta mémoire. — (Hésiode, Les Travaux et les Jours, traduction de Jean-Louis Backès, Gallimard, 2001)
    • Je suis avec passion les épreuves de l’athlétisme notamment les athlètes féminines qui triomphent si bellement de l’affreuse « féminité » traditionnelle. — (Michel Tournier, Journal extime, 2002, Gallimard, collection Folio, page 154)
  3. Définition manquante ou à compléter. (Ajouter)
    • Si j’étais soupçonné de la moindre chose, je serais fusillé tout bellement. — (Honoré de Balzac, La Muse du Département, juin 1843-août 1844)

TraductionsModifier

HomophonesModifier

PrononciationModifier

RéférencesModifier