FrançaisModifier

ÉtymologieModifier

(1524) Dérivé de besace, avec le suffixe -ier.
Le mendiant était associé à l’image du « porteur de besace », le mot désignait à l’origine les moines des ordres mendiants.

Nom commun Modifier

Singulier Pluriel
besacier besaciers
\bə.za.sje\

besacier \bə.za.sje\ masculin (pour une femme, on dit : besacière)

  1. (Désuet) Mendiant, vagabond.
    • L’esprit des Religieux de ce Siécle-là se trouva tellement tourné à la besace (aussi les nommait-on presque tous Besaciers ou Porte-sacs) & à croire que la plus grande perfection consistait dans cette humble pauvreté qui donne de l’admiration au peuple, qu’il fourmillait de tous côtés un grand nombre de ces Sectes de Mendians de l’un & de l’autre sexe. — (François Eudes de Mézeray, Abrégé chronologique de l’Histoire de France, A. Schelte, 1696, page 817)
    • Nous nous pardonnons tout, et rien aux autres hommes :
      On se voit d’un autre œil qu’on ne voit son prochain.
      Le fabricateur souverain
      Nous créa besaciers tous de même manière,
      Tant ceux du temps passé que du temps d’aujourd’hui :
      Il fit pour nos défauts la poche de derrière,
      Et celle de devant pour les défauts d’autrui.

      — (Jean de La Fontaine, La Besace, 1668)
    • Je fis don â la commune de la Grange-au-Martyrs, transformée en un asile de nuit où les pauvres gens, les besaciers de la grand’route, étaient sûrs de trouver, le soir venu, l’abri et la soupe même que l’on trempait chez moi à leur intention. — (Lucien Descaves, Un bon maire, L’Aurore, 23/08/1909, page 2)
    • Adossé à la masse des ajoncs tout étoilés de fleurs jaunes, un besacier est là, très vieux, très cassé et tout lamentable, qui présente une main tremblante. — (Georges-Gustave Toudouze, Les derniers jours de la ville d’Ys, Terre de brume, 1994, page 282)

TraductionsModifier

PrononciationModifier

RéférencesModifier