FrançaisModifier

ÉtymologieModifier

(Siècle à préciser) Soit de bidet (« petit cheval ») et -oche ; il a aussi le sens dialectal ou vieilli de « petit cheval de bois ».
(1829) Soit du surnom Mère Bidoche donnée à la patronne du restaurant Les Pieds Humides à côté de l’ancien marché des halles à Paris.

Nom commun Modifier

Singulier Pluriel
bidoche bidoches
\bi.dɔʃ\

bidoche \bi.dɔʃ\ féminin

  1. (Familier) Viande, souvent de mauvaise qualité, barbac, carne.
    • Ces saloperies-là m’ont encore boulotté ma bidoche. Attends, que je réappâte. — (Pierre Benoit, Monsieur de la Ferté, Albin Michel, 1934, Cercle du Bibliophile, page 338.)
    • Il était tard, près de 6 heures, et il n’aurait pas faim pour la bidoche bouillie de l’instituteur, mais il s’en moquait, gavé de sucreries, et d’autres douceurs encore jusqu’à l’écœurement. — (Paul Vialar, Cinq hommes de ce monde, tome 2 : François, William, Ivan, 1954)
    • Hugues était résigné comme un morceau de bidoche, paniqué, pétrifié. — (Jean-François Bizot, Les Déclassés, 1976, page 74)
  2. (Familier) Chair. Corps humain.
    • Je n’en perdais pas une broquille de toute cette bidoche exposée, de ces mamelles volumineuses, de ces cuisses grasses, vergeturées, s’entrouvrant sur des paysages insoupçonnés. — (Serge Loupien, Sexties, Grasset, 1993)
    • Pour eux, les femmes étaient des pièces de viande, dans lesquelles ils mordaient à pleines dents et qu’ils recrachaient aussi sec si la bidoche n’était pas à leur goût. — (Antoine Bello, Ada, Gallimard, Collection Blanche, 2016, 191)

DérivésModifier

TraductionsModifier

PrononciationModifier

RéférencesModifier