Voir aussi : Bienheureux

Français modifier

Étymologie modifier

(XIIe siècle)[1] Composé de bien et de heureux[1][2].
Note d’usage : Ne pas confondre avec bien heureux en deux mots[2] : il est bien heureux d'avoir échappé à ce péril, « il est chanceux d'avoir échappé à ce péril ».

Adjectif modifier

Singulier Pluriel
Masculin bienheureux
\bjɛ̃.nœ.ʁø\
Féminin bienheureuse
\bjɛ̃.nœ.ʁøz\
bienheureuses
\bjɛ̃.nœ.ʁøz\

bienheureux \bjɛ̃.nœ.ʁø\ masculin

  1. Qui a ou qui procure beaucoup de bonheur.
    • Ils ont ainsi émis la thèse selon laquelle la vie de l'homme préhistorique, pour bienheureuse qu'elle était, ainsi que nous l’a enseigné Rousseau, n'en était pas moins aussi ennuyeuse, à telle enseigne que cet homme d’autrefois fut naturellement amené à inventer un art pour se distraire. — (Bénédicte de Villiers, La pré-histoire chez Kant et Rousseau : Roman ou conjecture ?, dans Littérature et savoir(s), sous la direction de Sophie Klimis & Laurent van Eynde, Bruxelles : Publications des Facultés universitaires Saint Louis, 2002, page 102)
    • Que le soleil est beau quand tout frais il se lève,
      Comme une explosion nous lançant son bonjour !
      Bienheureux celui-là qui peut avec amour
      Saluer son coucher plus glorieux qu’un rêve !
      — (Charles Baudelaire, Le coucher du soleil romantique)
  2. (Théologie) Qui jouit de la béatitude éternelle.
    • Les esprits bienheureux, les âmes bienheureuses.

Synonymes modifier

Antonymes modifier

Apparentés étymologiques modifier

Traductions modifier

Nom commun modifier

Singulier et pluriel
bienheureux
\bjɛ̃.nœ.ʁø\

bienheureux \bjɛ̃.nœ.ʁø\ masculin (pour une femme, on dit : bienheureuse) singulier et pluriel identiques

  1. (Religion) Celui qui jouit de la béatitude éternelle.
    • Avoir l’air d’un bienheureux, avoir une figure vénérable, l’air recueilli, ou avoir la figure joyeuse, épanouie.
    • A cette nouvelle, femmes et filles se placèrent autour du cercueil du bienheureux, s'entr'exhortant à le défendre vaillamment. — (Gustave Fraipont; Les Vosges, 1923)
  2. (En particulier) Celui que l’Église catholique romaine, par un acte solennel qui précède la canonisation, reconnaît et déclare avoir été admis à jouir de la béatitude éternelle.
    • Le 3 avril 2014, le pape François élevait le bienheureux François de Laval (1673-1708) au rang de saint. — (Xavier Lecœur ,- Saint François Laval, premier évêque de Québec- Journal La Croix, page 16, 2-3 mai 2015)

Traductions modifier

Prononciation modifier

Voir aussi modifier

Références modifier

  1. a et b « bienheureux », dans TLFi, Le Trésor de la langue française informatisé, 1971–1994 → consulter cet ouvrage
  2. a et b « bienheureux », dans Émile LittréDictionnaire de la langue française, 1872–1877 → consulter cet ouvrage