Français modifier

Étymologie modifier

Participe passé du verbe bleuir.

Adjectif modifier

Singulier Pluriel
Masculin bleui
\blø.i\

bleuis
\blø.i\
Féminin bleuie
\blø.i\
bleuies
\blø.i\

bleui \blø.i\

  1. Qui est devenu bleu.
    • Tout le long de la côte descendent et tournoient les rayures des chemins rougeâtres ; on se retourne et l’on voit l’escarpement abrupt de la montagne fauve et brûlée, puis, tout au loin, les chaînes des Pyrénées qui nagent bleuies, dorées, enveloppées de violet pâle dans le jeune et immuable azur. — (Hippolyte Taine, Carnets de voyage : Notes sur la province, 1863-1865, Hachette, 1897)
    • Serre plus fort mes doigts tremblants ; comme un sceau protecteur, laisse tes lèvres sur mes paupières bleuies, où elles font descendre la nuit durant le jour. — (Marguerite Burnat-Provins, Le Livre pour toi dans la bibliothèque Wikisource  , XLIV. « Demeure auprès de moi », E. Sansot et Cie, 1907, page 91)
    • Ouroz se mit à grelotter si violemment que ses lèvres bleuies ne parvenaient plus à proférer un mot. — (Joseph Kessel, Les Cavaliers, Gallimard, 1967)
  2. (Métallurgie) Se dit en particulier d'un acier qui à subit un traitement thermique nommé revenu qui lui a donné une couleur légèrement bleutée.

Forme de verbe modifier

Voir la conjugaison du verbe bleuir
Participe Présent
Passé (masculin singulier)
bleui

bleui \blø.i\

  1. Participe passé masculin singulier du verbe bleuir.
    • Le vent soufflait dur, et j’ai vu tout à coup son cher vieux visage bleui par le froid. — (Georges Bernanos, Journal d’un curé de campagne, 1936, réédition Le livre de poche, 1968, page 172)
    • Leurs gloussements alternés et démultipliés d’expirations brisées, reprises et continuées, lui donnent l’impression que la nuit, tout entière enrouée et castrée, se livre déployée à un lent gargarisme bleui lancinamment au suc du méthylène. — (Christine Jacquet, Angle mort, 1984)

Anagrammes modifier

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