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FrançaisModifier

ÉtymologieModifier

La guerre d’Indépendance des États-Unis s’alluma, en 1773, par une insurrection qui éclata à Boston. […]. C’est au cours du long siège qui suivit que les Bostoniens, pour trouver un dérivatif à leurs angoisses , s’avisèrent d’inventer un nouveau jeu de cartes qui allait prendre le nom de leur ville.
C’est ainsi, assure-t-on, que naquit le Boston. Il connut immédiatement un grand succès et les alliés français des insurgés s’empressèrent de l’importer dans leur patrie.
— (Frans Gerver, Le guide Marabout de Tous les Jeux de Cartes, Verviers : Gérard & Cie, 1966, p.79)

Nom commun Modifier

Invariable
boston
\bɔs.tɔ̃\

boston \bɔs.tɔ̃\ masculin

  1. Sorte de jeu de cartes qui se joue à quatre personnes et avec un jeu de cinquante-deux cartes.
    • Beaucoup de gens ont envié la douce existence de ce vieux garçon, pleine de parties de boston, de trictrac, de reversi, de wisk et de piquet bien jouées. — (Honoré de Balzac, La Vieille Fille, 1836)
    • Aussi le gouverneur l’invita-t-il le sir même à une soirée familiale ; les autres fonctionnaires le prièrent, qui à dîner, qui à une partie de boston, qui à prendre le thé. — (Nicolas Gogol, Les Âmes mortes, 1842 ; traduction de Henri Mongault, 1925, p. 29)
  2. (Musique) Sorte de valse.
    • William Bott est un Bostonien fort aimable, et des plus distingués, ainsi que le sont, pour la plupart, les gens de Boston. C’est à son propos que j’écrivis ces vers de rime assez plaisante, n’est-ce pas :
      Bott, en dansant la valse et le boston, usa
      Le parquet de Mary Webb, à Boston (U.S.A.).
      — (Alphonse Allais, « La Malencontreuse Prononciation », Amours, délices et orgue, in Œuvres anthumes, Robert Laffont, « Bouquins », 1989, p. 788)

TraductionsModifier

Voir aussiModifier

RéférencesModifier