bouche bée

FrançaisModifier

ÉtymologieModifier

 Composé de bouche et de béer.

Locution adverbiale Modifier

bouche bée \buʃ be\

  1. (Figuré) Comme frappé de stupeur ou d’étonnement.
    • L’Écosse l’attendait bouche bée. Il arriva à Glasgow vers une heure, et l’on raconte que le travail ne fut pas repris avant deux heures et demie dans les docks et les manufactures de cette ruche industrielle. — (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 30 de l’éd. de 1921)
    • Elle pouvait avoir dix-huit ans et elle était jolie. Lui n’osait pas l’aborder. Il la considérait de loin, bouche bée […] — (Francis Carco, Messieurs les vrais de vrai, Les Éditions de France, Paris, 1927)
    • Curieusement, presque aussitôt, un bruit considérable venu de la salle les interrompit. Bouche bée, ils virent ceci que j’aperçus aussi en me penchant : tous les spectateurs debout en train de quitter la salle. — (Jean L’Hôte, La Communale, Seuil, 1957, réédition J’ai Lu, page 147)
    • […], il s'est réveillé et m'a demandé de lui passer le bassin. Histoire d'être un peu gentille, je lui ai dit : « C'est bien la première fois que je vois un nouveau-né réclamer le bassin. » Il m'a répondu : « C'est le cerveau qui commande le cul. Avec un cerveau comme le mien, vous ne voudriez pas que je me conchiasse !... »
      Il a de ces réparties !... J'en suis restée bouche bée — mon bassin à la main.
      — (Pierre-Maurice Richard, Eugène, une fantaisie de la nature, Éditions Londreys, 1989, chap. 4)

Locution adjectivale Modifier

bouche bée invariable

 
Dessin d'un homme bouche bée.
  1. (Figuré) Comme frappé de stupeur ou d’étonnement.
    • Des visages bouche bée.

NotesModifier

S’utilise surtout avec les verbes être, rester, demeurer, mais aussi avec contempler, regarder, etc.

SynonymesModifier

AntonymesModifier

Vocabulaire apparenté par le sensModifier

TraductionsModifier

PrononciationModifier

Voir aussiModifier

  • gueule-bée
  • bouche-la-bée, variante humoristique créée en ~1982 pour le personnage Drobny Orobnè de Michel Rivard. Référence occasionnelle sur le web québécois.