bouillonner

FrançaisModifier

ÉtymologieModifier

(Date à préciser) Dénominal de bouillon.

Verbe Modifier

bouillonner \bu.jɔ.ne\ intransitif 1er groupe (voir la conjugaison)

  1. Jaillir, s’agiter en formant des bouillons, en parlant de l’eau et des autres liquides.
    • Une fontaine qui bouillonne. - Une source qui bouillonne. - Le sang bouillonnait en sortant de la plaie. - Faire bouillonner l’eau en l’agitant.
  2. (Figuré) Avoir des accès, des agitations de colère rentrée.
    • La honte d’être joués par deux hommes qui les bravaient audacieusement au milieu de leur camp, faisait bouillonner la colère dans le cœur des Comanches. — (Gustave Aimard, Les Trappeurs de l’Arkansas, Éditions Amyot, Paris, 1858)
    • Il n’alla pas non plus de leur côté, parce qu’il sentait bouillonner au-dedans de lui un trop-plein de rage et d’appréhension, et qu’il éprouvait le besoin de tirer sur ces deux hommes. — (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 354 de l’édition de 1921)
    • Il bouillonne de colère.
  3. (Figuré) Avoir des agitations.
    • J’avais laissé la fenêtre ouverte, j’entendais la rue monter par bribes jusqu’à moi, et j’ai délaissé mon livre qui m’apparaissait tout à coup bien fade à côté de la vie qui bouillonnait en bas. — (Lolita Pille, Bubble gum, Bernard Grasset, Paris, 2004, ISBN 2-246-64411-9, ch. III, p. 52)
  4. (Couture) (Transitif) Plisser en bouillons.
    • Bouillonner une robe, une étoffe, un ruban.
    • Les fenêtres du rez-de-chaussée étaient ouvertes sur d'élégants rideaux bouillonnés. — (William Faulkner, Sartoris, trad. René-Noël Raimbault & Henri Delgove, éd. Gallimard, 1937, rééd. Folio, p. 218)

TraductionsModifier

PrononciationModifier

RéférencesModifier